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18/05/2015 14:23 EDT | Actualisé 18/05/2016 01:12 EDT

Réchauffement climatique: "Pas le droit d'échouer", prévient Fabius

La communauté internationale n'a "pas le droit d'échouer" dans la lutte contre le réchauffement climatique, a prévenu le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, lundi à Berlin.

"Nous n'avons pas le droit d'échouer (...) Il faut s'engager très résolument parce qu'il n'y a pas de solution alternative, pour la raison simple qu'il n'y a pas de planète alternative", a déclaré M. Fabius, à l'ouverture du "Dialogue de Petersberg", une réunion informelle sur le climat initiée en 2010 par la chancelière allemande Angela Merkel après l'échec du sommet de Copenhague, en 2009.

Cette réunion se tient lundi et mardi à Berlin où les représentants de 35 pays sont rassemblés pour des travaux préparatoires à la conférence de Paris (COP 21), en fin d'année, qui doit déboucher sur un accord mondial pour limiter le réchauffement de la planète à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle.

La conférence dans la capitale allemande doit accueillir mardi le président français François Hollande ainsi que Mme Merkel.

Elle représente "une étape importante sur le chemin de Paris", a ajouté M. Fabius en fin d'après-midi devant des journalistes. "Il y a (...) une vraie volonté de la part de tout le monde d'avoir un succès à Paris", selon lui. Il s'est félicité qu'une "convergence" se dégage "sur le fait qu'il faut absolument se mettre d'accord".

Dans l'optique de la COP 21, présidée par la France, plusieurs réunions et sommets ont déjà eu lieu et "nous aurons plusieurs rendez-vous" avant Paris, avait-il déclaré auparavant en ouverture de la réunion, évoquant notamment la session formelle de négociations de Bonn début juin ou le G7 des 7 et 8 juin prochains en Allemagne.

Un succès à Paris "dépend de nous tous", a lancé M. Fabius, qui souhaite que l'ensemble de ces rendez-vous soient fructueux. "C'est mon message principal pour notre réunion de Petersberg : il est temps de chercher à enlever les crochets dans les textes et à adopter des orientations, des solutions".

Selon M. Fabius, "un peu moins de 40 pays ont soumis leur contribution" pour la COP 21. "Il est essentiel que chacun, à commencer par les pays riches, les publient" avant la date limite du 30 octobre, avait-il encore affirmé.

"Il faut passer à la vitesse supérieure", avait approuvé de son côté la ministre allemande de l'Environnement, Barbara Hendricks, qui ouvrait la conférence lundi matin avec M. Fabius. "Il y a une obligation morale à lutter contre le dérèglement climatique, vis-à-vis des générations futures et des personnes déjà touchées" par le réchauffement, a-t-elle déclaré, rappelant la volonté de Berlin de réduire d'ici 2020 de 40% les émissions allemandes de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990.

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