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18/05/2015 12:53 EDT | Actualisé 18/05/2016 01:12 EDT

Plus d'opposition russe à l'entrée en vigueur en 2016 d'un accord de libre-échange UE-Ukraine (Commission)

La Russie n'a pas réitéré sa demande d'un report de la mise en oeuvre de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et l'Ukraine, qui entrera comme prévu en vigueur début 2016, a annoncé lundi la Commission européenne.

L'entrée en vigueur de cet accord au 1er janvier 2016 "n'a pas été contestée par la délégation russe" et "le ministre russe a commencé la réunion en disant que l'UE et l'Ukraine pouvaient faire ce qu'elles entendaient", a dit la commissaire au Commerce Cecilia Malmström à l'issue d'une réunion tripartite, alors que Moscou avait réclamé en avril un report à 2017.

Au cours de la réunion ministérielle à Bruxelles, il a également été "clair qu'aucun amendement ne serait apporté" à cet accord, qui constitue le volet commercial de l'accord d'association UE-Ukraine contesté par Moscou, a-t-elle ajouté lors d'un point de presse.

La partie russe n'a émis "aujourd'hui aucune menace d'aucune sorte" quant à d'éventuelles mesures commerciales de rétorsion envers Kiev à l'entrée en vigueur de cet accord de libre échange Ukraine-UE, a précisé la commissaire, qui venait de s'entretenir avec le ministre russe de l'Economie, Alexeï Oulioukaïev, et le chef de la diplomatie ukrainienne, Pavlo Klimkine.

Dans une déclaration commune, qui mentionne que l'accord "entrera en vigueur au 1er janvier 2016", les trois parties indiquent être "convenues d'intensifier leurs efforts (...) pour trouver des solutions pratiques aux inquiétudes exprimées par la Russie", dans le "cadre des mesures d'assouplissement" prévues par l'accord.

Mme Malmström avait exclu début mai que Bruxelles cède aux pressions russes sur le resserrement de ses liens commerciaux avec Kiev.

Selon une source diplomatique européenne, la partie russe avait demandé en avril le report de cet accord commercial jusqu'en 2017, menaçant sinon "de supprimer les préférences commerciales (russes) pour l'Ukraine" en vigueur.

L'accord devait être appliqué en novembre 2014, mais les Européens avaient repoussé l'échéance après la conclusion d'une première trêve en Ukraine, un geste interprété comme visant à détendre le climat avec Moscou.

Depuis, les trois parties ont tenu plusieurs réunions d'experts et politiques pour répondre aux réserves de Moscou, qui estime que l'accord menace ses exportations. Une prochaine réunion ministérielle est prévue au plus tard en juillet, a indiqué Mme Malmström, se félicitant d'un "climat constructif".

"Nous n'avons pas soulevé cette question" d'un report "et nous pensons qu'il faut utiliser le temps dont nous disposons de la manière la plus efficace possible", a pour sa part déclaré le ministre russe, cité par l'agence Ria-Novosti.

"Je sors de ces négociations avec un sentiment d'optimisme mesuré, il y a des signes qui indiquent que nous nous entendons les uns les autres", a-t-il ajouté.

Les discussions techniques vont se concentrer sur "la coopération douanière, les obstacles techniques au commerce, et les questions sanitaires et phytosanitaires", selon la déclaration commune.

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