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18/05/2015 11:32 EDT | Actualisé 18/05/2016 01:12 EDT

Plan de réformes proposé pour l'OMS après les retards face à Ebola

La directrice de l'OMS, Margaret Chan, a proposé lundi un plan de réformes, avec notamment un fonds spécial et des personnels dédiés aux urgences, après les critiques sur la riposte tardive de l'organisation à l'épidémie d'Ebola.

"Le monde était mal préparé pour réagir à une flambée aussi grave, durable et complexe, l'OMS a été débordée comme d'autres acteurs", a reconnu la patronne de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) devant quelque 3000 délégués de 180 pays réunis pour leur assemblée annuelle, durant deux semaines à Genève.

La fièvre hémorragique Ebola a contaminé près de 26.800 personnes et fait 11.000 morts en Afrique de l'Ouest depuis décembre 2013.

"Les demandes pour l'OMS ont été dix fois supérieures à ce que l'organisation avait connu en 70 ans d'existence", a précisé Margaret Chan, tout en saluant les récents progrès enregistrés, notamment la fin de l'épidémie décrétée au Libéria le 9 mai.

Un millier d'employés de l'OMS continuent de travailler à contenir la propagation d'Ebola en Afrique de l'Ouest et ils resteront sur place autant que nécessaire, a assuré Mme Chan.

Répondant aux appels à réformer l'organisation, elle a annoncé la création d'un nouveau programme destiné à permettre de réagir aux urgences sanitaires "de manière rapide, souple et efficace", assorti d'un fonds de 100 millions de dollars financé par des contributions volontaires des Etats.

Ce programme devra répondre à des indicateurs de résultats clairs, travailler en partenariat, selon de nouvelles procédures, engager et former du personnel d'urgence, a ajouté la directrice de l'OMS.

"Je ne veux plus jamais voir cette organisation confrontée à une situation pour laquelle elle n'est pas préparée, ne possède ni les ressources humaines, ni le financement nécessaires", a-t-elle poursuivi.

Elle a souhaité que cette réforme soit réalisée rapidement d'ici la fin de l'année.

Mme Chan a par ailleurs proposé un budget en hausse de 10% pour les années 2016 et 2017, soit 4,4 milliards de dollars (3,89 milliards d'euros) au total pour deux ans. Près de 236 millions doivent servir à renforcer les capacités de préparation, de surveillance et de réponse de l'agence de l'ONU en cas d'urgence sanitaire.

"L'épidémie d'Ebola a bouleversé les fondements de l'organisation. C'est un moment-charnière. Il faut donner une nouvelle pertinence à cette organisation, lui donner les moyens de rester leader en matière de santé mondiale", a conclu Mme Chan.

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