NOUVELLES
18/05/2015 03:45 EDT | Actualisé 18/05/2015 03:45 EDT

France : le dessinateur emblématique de Charlie Hebdo annonce son départ en septembre

Aurelien Meunier via Getty Images
PARIS, FRANCE - JANUARY 13: Charlie Hebdo cartoonist, Renald Luzier aka Luz, speaks during the Charlie Hebdo press conference held at the Liberation offices in Paris on January 13, 2015 in Paris, France. The press conference was held to announce the next issue following the terrorist attack last Wednesday against Charlie Hebdo where 12 people were killed. (Photo by Aurelien Meunier/Getty Images)

Le dessinateur emblématique de Charlie Hebdo, Luz, a annoncé son départ en septembre du journal satirique français faute "d'inspiration", dans un entretien diffusé lundi sur le site du quotidien Libération.

"C'est un choix très personnel", explique-t-il, confirmant une information du site Médiapart. "Si je me barre, c'est que c'est difficile pour moi de travailler sur l'actualité", ajoute l'auteur de la Une controversée représentant Mahomet après l'attentat du 7 janvier contre l'hebdomadaire.

"Ça n’arrive plus à m’intéresser (...). Beaucoup de gens me poussent à continuer, mais ils oublient que le souci, c’est l’inspiration", ajoute-t-il.

Cette "réflexion sur le départ date d'il y a longtemps", mais le dessinateur explique qu'après l'attaque, il a "suivi par solidarité, pour ne laisser tomber personne. Sauf qu'à un moment donné ça a été trop lourd à porter".

Après son départ, il dit vouloir faire "des livres. Prendre du temps" et "relire la bible", avant d'ajouter "Non, je déconne !".

"Dans quelques mois, je ne serai plus Charlie Hebdo, mais je serai toujours Charlie", résume Luz, devenu le dessinateur vedette du journal satirique. Il assure que sa décision n'a rien à voir avec les divisions internes que connaît l'hebdomadaire depuis plusieurs semaines.

En avril, quinze salariés - dont Luz - sur la vingtaine que compte le journal, avaient réclamé une nouvelle gouvernance et un statut d'"actionnaires salariés à parts égales", contestant l'utilisation des dons recueillis depuis l'attaque de janvier.

Dernier incident en date, une des journalistes de Charlie Hebdo, Zineb El Rhazoui, a fait savoir la semaine dernière qu'elle était convoquée pour un entretien préalable à un licenciement. La direction avait ensuite assuré qu'il s'agissait uniquement de lui rappeler ses "obligations" professionnelles.

Suivez-nous sur Twitter

INOLTRE SU HUFFPOST