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18/05/2015 09:34 EDT | Actualisé 18/05/2016 01:12 EDT

Le pétrole stagne à l'ouverture à New York, face à l'incertitude sur l'offre

Les cours du pétrole restaient presque stables lundi peu après l'ouverture à New York, l'excès d'offre restant bien présent sur le marché même si certains investisseurs profitaient de nouveaux troubles en Irak et au Yémen pour parier sur des problèmes d'approvisionnement.

Vers 13H20 GMT, le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juin perdait un cent à 59,68 dollars le baril sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), se repliant après avoir ouvert dans le vert.

"On a mis la hausse des cours sur le compte des combats en Irak et au Yémen", ont mis en avant les experts de Commerzbank.

En Irak, des milices chiites et des forces gouvernementales tentent de reprendre Ramadi aux jihadistes du groupe Etat islamique (EI), tandis qu'au Yémen, les raids aériens de la coalition anti-rebelles, menée par l'Arabie saoudite, ont repris après une trêve de cinq jours.

"Les investisseurs à visée spéculative vont sans doute voir ceci comme une bonne occasion pour effectuer de nouveaux achats, même si cette situation ne devrait avoir pratiquement aucun effet sur l'offre de pétrole", ont ajouté les experts de Commerzbank.

Les cours du pétrole rebondissent depuis la mi-mars, après avoir chuté de plus de moitié jusqu'à moins de 45 dollars le baril à New York, au second semestre 2014, notamment à cause de l'excès d'offre.

Les experts ont désormais du mal à déterminer dans quel mesure ce rebond peut continuer, d'autant que l'offre reste élevée aux Etats-Unis.

Sur ce plan, le marché digère un ralentissement de la baisse persistante du nombre de puits de forage américains en activité. Il n'a décliné que de huit unités selon le décompte hebdomadaire du groupe Baker Hughes.

"On continue à agir en dépit du bon sens en ce qui concerne le pétrole", a jugé Carl Larry, de Frost & Sullivan. "On produit toujours plus de neuf millions de barils de brut par jour, et il y a plus de 16 millions de barils par jour qui passent par nos raffineries".

"Les stocks américains de brut en sont encore à 485 millions", a-t-il ajouté. "On ne devrait pas se défaire de notre offre dans l'immédiat".

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