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18/05/2015 10:07 EDT | Actualisé 18/05/2016 01:12 EDT

Le marché pétrolier devrait s'équilibrer (responsable OPEP)

Le marché pétrolier est en passe de revenir à l'équilibre au second semestre de 2015 après des signes d'une croissance de la demande et d'une baisse de la production à coûts élevés, a annoncé lundi une responsable de l'Opep.

"On s'attend à une sorte d'équilibre sur le marché pétrolier au second semestre de 2015, ce qui va soutenir les cours", a déclaré aux journalistes Nawal al-Fuzai, gouverneur du Koweït à l'Opep.

"Les prix s'améliorent, la croissance des livraisons hors Opep --notamment le pétrole de schiste-- est plus faible qu'auparavant et la demande se reprend", a-t-elle ajouté.

Cela a amené l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et l'Agence internationale de l'Energie (AIE) à revoir à la hausse leurs prévisions pour la demande sur le pétrole, a-t-elle poursuivi.

Mme Fuzai a indiqué qu'il était trop tôt pour prédire toute décision que prendrait l'Opep lors de sa prochaine réunion en juin, bien que de nombreux analystes s'attendent à un maintien du plafond de production du cartel.

En novembre, les 12 membres de l'Opep avaient décidé de ne pas réduire leur production, provoquant une chute de 60% des cours. Ces derniers ont rebondi ces dernières semaines mais restent loin du prix de 100 dollars/baril de juin.

L'objectif de l'Opep était d'entraver la croissance rapide de la production de pétole de schiste aux Etats-Unis.

Mme Fuzai a indiqué ne pas s'attendre à ce que les prix du brut baissent encore cette année, à moins d'événements majeurs, comme un plongeon soudain et inattendu de la demande.

Mais elle a prévenu qu'un accord entre l'Iran, membre de l'Opep, et les puissances occidentales sur le programme nucléaire de la République islamique pourrait accentuer les pressions sur les prix du pétrole bien que Téhéran ne risque pas de reprendre rapidement ses exportations.

Les cours du pétrole restaient presque stables lundi peu après l'ouverture à New York, l'excès d'offre restant bien présent sur le marché même si certains investisseurs profitaient de nouveaux troubles en Irak et au Yémen pour parier sur des problèmes d'approvisionnement.

Vers 13H30 GMT, le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juin perdait un cent à 59,68 dollars le baril sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), se repliant après avoir ouvert dans le vert.

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