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18/05/2015 10:00 EDT | Actualisé 18/05/2016 01:12 EDT

Industrie du cinéma en N.-É. : un père de famille doit s'exiler

Un résidant de Truro en Nouvelle-Écosse qui travaille dans l'industrie du cinéma se résigne à faire la navette vers Toronto pour pouvoir continuer à travailler.

Craig Stewart explique qu'il ne pourra plus gagner le même salaire comme technicien de plateau avec les modifications qui ont été apportées au programme de crédit d'impôt pour l'industrie du film dans la province.

Du travail, il n'y en a plus pour lui en Nouvelle-Écosse.

« Avec ce qui s'en vient ici, cela sera insuffisant pour faire vivre ma famille et garder ma maison », affirme M. Stewart.

Le 23 avril dernier, l'industrie du cinéma et le gouvernement de la Nouvelle-Écosse se sont entendus sur un nouveau programme de financement pour l'industrie.

Un nouveau fond pour l'industrie du cinéma et de la télévision va remplacer le crédit d'impôt. En vertu de cette nouvelle entente, un nouvel incitatif de 25 % sera versé pour toute production tournée dans la province, avec un boni additionnel de 5 % si le tournage a lieu en région. Les nouvelles mesures entreront en vigueur le 1er juillet 2015.

Originaires de l'Ontario, les Stewart sont venus s'installer en Nouvelle-Écosse il y a cinq ans. Tout allait bien jusqu'à ce que ces compressions soient annoncées.

Ce choix est déchirant pour M. Stewart, puisqu'il devra laisser derrière lui sa femme et leurs trois enfants, une fillette de 11 ans et des jumeaux de 9 ans.

Sa conjointe, Sarah Stewart reconnaît que cela va bouleverser la vie de la famille.

« Notre vie va changer beaucoup. Nos horaires vont changer. Je crois que je vais me lever plus tôt et me coucher plus tard! Ça va être difficile pour les enfants ici. Ils vont être tristes parce que leur papa est dans leur vie tout le temps », raconte Mme Stewart.

Craig Stewart s'attend de partir pour Toronto d'ici quatre semaines.