DIVERTISSEMENT
18/05/2015 04:29 EDT | Actualisé 20/05/2015 07:25 EDT

Dominic Paquet: faire partie de la «gang»

Dominic Paquet ne craint pas de déplaire aux ayatollahs de la langue française avec le titre de son troisième one man show, Rien qu’s’une gosse. L’expression, qui signifie ne pas avoir de temps à perdre, agir rapidement, décrit bien le style d’humour de Dominic, plutôt physique, dont la force réside davantage dans le jeu, dans la livraison du gag, que dans le texte lui-même.

«Il y a un côté énergique là-dedans, que je retrouve dans mon humour, détaille le comique. L’expression me faisait rire, mais il n’y a rien, dans le show, qui se rapporte à ça. J’en suis venu à la conclusion que ça définit mon style. Si les «critiqueux» de ce monde trouvent que ce n’est pas assez bon ou assez structuré, tant pis. Moi, je suis rendu ailleurs. Je m’assume, et j’assume le genre d’humour que je fais.»

Et ils sont plusieurs à l’assumer avec lui, car près de 30 000 billets pour Rien qu’s’une gosse ont déjà trouvé preneurs, avant même le début officiel de la tournée de Dominic Paquet, qui se mettra en branle mardi, jour de sa première montréalaise, au Théâtre St-Denis.

Reconnaissance populaire

À ce titre, avec Rien qu’s’une gosse, la carrière de Dominic emprunte le virage de la reconnaissance populaire. Son deuxième spectacle, Paquet voit le jour, promené en tournée de 2010 à 2012 au gré de 150 représentations et de 60 000 billets vendus, a fait écarquiller quelques paires de yeux et a moussé l’intérêt autour de ce garçon aux allures de jeunot, au charisme indéniable, au sens de l’observation très juste et aux mille mimiques.

Depuis, il a multiplié les apparitions dans des émissions grand public comme Prière de ne pas envoyer de fleurs, Tout le monde en parle et Les 400 coups, et animé des événements d’envergure à Juste pour rire et au Grand rire. Des enfants de cinq ans comme des personnes âgées entrent dans son univers complètement fou, teinté d’influences américaines comme Eddie Murphy, Ray Romano, Will Ferrell, Ricky Gervais et Zack Galifianakis.

«Je sens que je fais partie de la gang, maintenant, signale Dominic. Le public retient encore plus mon nom, les gens savent qui je suis et ce que je fais.»

«Et c’est tant mieux, parce que décrire un style d’humour, il n’y a rien de plus inintéressant pour le public. Il faut voir ce que je fais et, ensuite, on décide si on aime ou pas. Dans mon cas, c’est difficile de puncher en expliquant mon type d’humour. J’ai mon style à moi, et je pense que c’est ce qui fait que les gens commencent à accrocher.»

Engouement

Rien qu’s’une gosse est prétexte à aborder une multitude de thèmes que Dominic tourne joyeusement en dérision : les restaurants à déjeuner, les productions de Canal Vie, la sexualité féminine. Inspiré, l’artiste a pondu tous ses textes dans la dernière année, et plus particulièrement à la fin 2014 et au début 2015, et a enchaîné les représentations de rodage, alors qu’auparavant, il ne montait sur scène qu’au bout de trois ou quatre ans de matériel accumulé dans ses tiroirs. Entouré de son pote Réal Béland à la mise en scène – avec qui il animera d’ailleurs une nouvelle émission à Z l’automne prochain -, et de Pierre Fiola à la script-édition, Paquet a concocté une mosaïque drôle au ton rassembleur, mais qui, de son propre avertissement, pourrait ne pas convenir aux enfants de moins de 14 ans. Son grand ami Dave Roy, diplômé de l’École nationale de l’humour en 1998, en même temps que lui, s’occupe de réchauffer la foule en première partie.

«C’est un peu cliché de dire que je trouve que c’est mon meilleur spectacle, celui qui me ressemble le plus, mais c’est vrai, souffle Dominic Paquet. Mes techniciens, qui étaient avec moi durant la dernière tournée, m’ont tous dit que ça riait vraiment plus avec Rien qu’s’une gosse que dans le dernier show. Le fait qu’il y ait maintenant un engouement, que les gens soient là et viennent me voir pour ce que je suis me permet d’être encore plus moi-même, d’essayer encore plus d’affaires, d’aller à fond dans mes idées et d’assumer vraiment ce que je suis.»

Dominic Paquet présentera Rien qu’s’une gosse à Montréal, au Théâtre St-Denis, ce mardi, 19 mai, et du 3 au 6 juin, avant de s’arrêter à Québec et à Brossard. Plus d’informations sont disponibles sur son site web (dominicpaquet.com).

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