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18/05/2015 05:40 EDT | Actualisé 18/05/2016 01:12 EDT

Des "terroristes" pourraient se cacher parmi les migrants en Méditerranée, estime l'Otan

Des "terroristes" et jihadistes peuvent se mêler aux migrants qui tentent de traverser la Méditerranée sur des embarcations de fortune depuis les côtes libyennes, a mis en garde lundi le secrétaire général de l'Otan.

"Ceci est une tragédie humaine, des gens perdent leur vie en essayant de traverser la Méditerranée. Il est important que l'Union européenne agisse", a déclaré Jens Stoltenberg, saluant la mise sur pied d'une opération navale européenne pour "casser" l'activité des trafiquants de migrants en Méditerranée.

"L'un des problèmes est qu'il peut y avoir des combattants étrangers, qu'il peut y avoir des terroristes qui se cachent, se mêlent aux migrants", a-t-il ajouté en arrivant à une réunion conjointe des ministres de la Défense et des Affaires étrangères européens à Bruxelles. Les ministres doivent formellement décider d'établir cette mission lundi l'après-midi.

"Ceci souligne l'importance de répondre à ces troubles, cette menace, de différentes façons", a poursuivi M. Stoltenberg, en affirmant que "l'Otan travaille sur les racines du problème (de l'immigration clandestine de masse, NDLR), en travaillant avec des partenaires aussi bien au Moyen-Orient qu'en Afrique du Nord pour les aider à augmenter leurs capacités, à créer de la stabilité".

M. Stoltenberg n'a toutefois pas répondu à la question de savoir si l'Alliance atlantique pouvait aider les Européens à collecter des renseignements sur les réseaux de trafiquants visés par l'opération navale.

Il a estimé que cette opération était plutôt du ressort de l'UE que de l'Otan, une alliance de défense collective militaire transatlantique, car "il s'agit de réseaux criminels, de contrôle aux frontières, de migration".

Cette mission sans précédent pour l'UE va entraîner le déploiement de bâtiments de guerre et d'avions de surveillance des armées européennes au large de la Libye, devenue la principale plate-forme du trafic. Elle requiert un accord des Nations unies et ne doit être véritablement lancée qu'en juin.

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