Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

La victoire de Péladeau suscite espoirs et inquiétudes

L'élection de Pierre Karl Péladeau comme chef du Parti québécois (PQ) à peine un an après son entrée en politique ne laisse personne indifférent.

Le camp souverainiste s'est montré prudent au lendemain du couronnement. Françoise David, porte-parole de Québec solidaire, s'est questionnée quant à la position qu'adoptera M. Péladeau concernant les droits des travailleurs, lui qui n'a pas évoqué le sujet dans son discours de victoire.

« Va-t-il écouter sa base sociale-démocrate ou va-t-il se positionner à droite? Je veux bien lui donner une chance, mais j'ai de grandes inquiétudes », a affirmé la députée de Gouin sur les ondes d'ICI RDI.

Marc Laviolette, président des Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ Libre), a assuré de son côté que son organisation continuera à remplir son rôle de chien de garde des orientations sociales au PQ.

M. Laviolette se dit curieux de voir quel sera l'appui que donnera M. Péladeau aux travailleurs du secteur public. « Je lui ai posé la question, mais je n'ai pas eu de réponse détaillée », a-t-il regretté.

Dans un communiqué, l'ancienne chef du PQ Pauline Marois s'est pour sa part dite très fière d'avoir pu accueillir Pierre Karl Péladeau au sein du Parti québécois, soulignant son esprit entrepreneur et son audace.

« La détermination de Pierre Karl et sa capacité à rassembler nos plus grandes forces seront des atouts pour permettre au Québec de se remettre en marche et pour réaliser le grand projet que nous portons, faire du Québec un pays! », écrit-elle.

La victoire de Péladeau accueilli froidement par les fédéralistes

François Bonnardel, député de Granby et leader parlementaire de la CAQ, estime quant à lui que le nouveau chef péquiste est déconnecté de la population et trop concentré sur la question souverainiste, question qui, du reste, n'intéresse plus les Québécois.

« Les militants [du PQ] étaient obsédés de trouver un sauveur, obsédés par le pays imaginaire », a-t-il dit au sujet de la course à la direction du PQ.

Philippe Couillard, lui, s'est contenté de dire qu'il avait téléphoné à Pierre Karl Péladeau pour le féliciter de son élection.

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.