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15/05/2015 04:54 EDT | Actualisé 15/05/2015 04:55 EDT

Taxis : Uber n'est pas le seul à vouloir changer les règles à Montréal (VIDÉO)

Uber veut des changements dans les règles entourant l'industrie du taxi. Mais la compagnie californienne n'est pas la seule. Hypra Taxi et XPND Capital, la firme d'investissements du « dragon » Alexandre Taillefer, se sont aussi inscrites au registre des lobbyistes du Québec pour faire changer les règles.

Un reportage de Bahador Zabihiyan

En 2014, au moins trois compagnies se sont inscrites au registre des lobbyistes du Québec pour tenter de convaincre les élus et les fonctionnaires de faire évoluer la réglementation qui encadre l'industrie du taxi.

On y trouve Uber, mais aussi Hypra Taxi et le fonds d'investissement XPND Capital, qui appartient au « dragon » Alexandre Taillefer.

XPND Capital prévoit lancer une flotte de taxis électriques dans les prochains mois. La nouvelle compagnie comprendrait à terme plusieurs centaines de véhicules, explique Patrick Gagné, qui s'occupe du projet chez XPND Capital.

M. Gagné voudrait que la Ville de Montréal permette à un même propriétaire de posséder plus de 20 permis de taxis. Il veut aussi convaincre la Ville d'autoriser la « location de permis de taxis ». Il souhaiterait par ailleurs que les véhicules de taxis puissent avoir de l'« affichage électronique » sur leur « dôme », qui se trouve sur le toit du véhicule.

Hypra Taxi souhaite aussi qu'il y ait plus d'affichage sur les taxis, dit Nader Jelidi, le président de la compagnie. L'entreprise montréalaise, qui possède une application comme Uber, veut convaincre les autorités de laisser les chauffeurs avoir de la publicité à l'extérieur et à l'intérieur du véhicule afin de maximiser leurs revenus.

Hypra Taxi voudrait que les règles entourant la création des « intermédiaires de taxis » soient assouplies. Un intermédiaire, comme Hypra Taxi, est une compagnie qui reçoit les appels et les répartit aux chauffeurs. À Montréal, un intermédiaire doit avoir au moins 25 propriétaires de taxis qui en sont membres. Ceci réduit la concurrence, dit M. Jelidi.

Il veut aussi que les partenariats entre la Société de transport de Montréal et certaines compagnies de taxis soient revus, car ils favorisent les gros joueurs de l'industrie.

Uber X, un service de covoiturage?

Uber X, un service offert par l'application Uber, permet à n'importe quel chauffeur d'offrir des trajets. Le service est considéré comme une concurrence déloyale par des chauffeurs de taxi. Uber dit qu'il s'agit là de « covoiturage », et veut que de nouvelles règles soient créées pour encadrer ce secteur.

« Nous voudrions une nouvelle série de régulations pour le covoiturage. Par exemple, les Philippines viennent de créer un cadre pour le covoiturage au niveau national », dit Xavier Van Chau, le porte-parole d'Uber à Montréal.

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