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14/05/2015 09:54 EDT | Actualisé 14/05/2015 09:56 EDT

Le Torontois Donovan «Razor» Ruddock de retour après 14 ans d'absence

Stephen Dunn via Getty Images
10 JUN 1995: DONOVAN RAZOR RUDDOCK OF THE USA (LEFT) GOES ON THE DEFENSIVE AGAINST TOMMY MORRISON OF THE USA DURING THEIR BOUT AT THE MUNICIPAL ARENA IN KANSAS CITY, MISSOURI. Mandatory Credit: Stephen Dunn/ALLSPORT

MONTRÉAL – Le Torontois d’origine jamaïcaine Donovan «Razor» Ruddock était un gladiateur redouté au début des années 1990. Il a notamment livré deux féroces bagarres à Mike Tyson, l’homme le plus dangereux de la planète à l’époque. En 2015, il est de retour avec une paire de gants de boxe aux poings, à l’âge de 51 ans et après une absence de près de 14 ans.

Le 22 mai à Saint-Jean-sur-Richelieu, « Razor » Ruddock (39-5-1, 30 K.-O.) combattra en finale d'un gala pro-am face au dur à cuire québécois Éric Barrak (8-2, 7 K.-O.). Il a accepté cet affrontement au pied levé il y a environ trois semaines.

Toutefois, l’idée d’effectuer un retour n’est pas un coup de tête : elle lui trotte en tête depuis quelques années déjà.

« Quand tu arrives à 50 ans, tu vois des gens faiblir et se laisser croupir vers la mort. Il n’était pas question que ça m’arrive! Je n’allais pas m’asseoir en attendant la mort », a-t-il lancé au terme d’un entraînement public jeudi au gymnase Champion, dans le Nord de la métropole.

« J’étais chez moi en Jamaïque, à l’âge de 45 ans. Je pesais près de 300 livres, a-t-il poursuivi. Le médecin m’a dit que mon taux sucre était haut et que j’allais avoir le diabète. J’ai alors commencé à marcher dans les collines, puis à courir. J’ai ensuite commencé à sauter à la corde à danser, puis à frapper sur le sac. Finalement, j’ai redescendu mon poids à 235 livres. »

Depuis, le boxeur est retourné dans la Ville Reine, où il s’entraîne assidûment.

À son premier combat depuis 2001, le 28 mars dernier à Mississauga, Ruddock a été opposé à l’ex-champion canadien Ray « Mount Kilimanjaro » Olubowale. Il a remporté le choc par T.-K.-O. au cinquième round.

« Un gars qui revient après une pause de 14 ans n’est pas censé prendre un colosse comme Mount Kilimanjaro. On m’a invité pour perdre et utiliser mon nom, mais ce n’est pas arrivé et ça n’arrivera pas le 22 mai », a-t-il assuré.

« Je bâtis les marches une à une et je vais surprendre tous les sceptiques, a-t-il continué. Je pense encore que je peux battre n’importe qui...ça inclut Wladimir Klitschko (actuel champion du monde), qui a refusé un combat contre moi en 2000. J’ai affronté tout le monde, dont Mike Tyson deux fois. Or, je me sens bien mieux présentement qu’à cette époque. Je veux choquer le monde! »

Barrak satisfait

Le Longueuillois Éric Barrak, un médaillé d’argent des Jeux de la Francophonie en 2001 à Ottawa, sera le prochain rival de « Razor ».

Il devait initialement faire face à la vedette locale de Saint-Jean-sur-Richelieu, le bagarreur sur patins et combattant d’arts martiaux mixtes (AMM) Steve Bossé, mais ce dernier n’a pu remplir ses obligations puisqu’il a accepté un contrat avec l’Ultimate Fighting Championship (UFC).

Barrak est néanmoins bien satisfait de ce revirement de situation.

«Je me considère chanceux. C’était censé être Steve Bossé, puis finalement on m’a proposé d’affronter une légende! J’ai dit oui tout de suite», a-t-il expliqué.

«Je le respecte malgré son âge, mais je serais bien heureux de voir mon nom avec Mike Tyson, Lennox Lewis et Tommy Morrison (qui ont vaincu Ruddock). Et après Butterbean (que Barrak a vaincu en AMM), ce serait la deuxième légende à mon scalp!», a-t-il ajouté, honoré par l’occasion mais visiblement confiant.

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