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14/05/2015 03:58 EDT | Actualisé 14/05/2015 11:21 EDT

Le chef de l'État islamique exhorte les musulmans à rejoindre le «califat»

ASSOCIATED PRESS
FILE - This file image made from video posted on a militant website Saturday, July 5, 2014, which has been authenticated based on its contents and other AP reporting, purports to show the leader of the Islamic State group, Abu Bakr al-Baghdadi, delivering a sermon at a mosque in Iraq. Lebanese authorities have detained a wife and son of the leader of the Islamic State group and she is being questioned, two senior Lebanese officials said Tuesday, Dec. 2, 2014. (AP Photo/Militant video, File)

Le chef du groupe Etat islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi a exhorté les musulmans à "émigrer" dans le "califat" proclamé par son groupe, dans un enregistrement sonore diffusé jeudi sur les sites jihadistes, son premier depuis six mois.

Cet enregistrement a été diffusé alors que des informations de presse ont récemment indiqué que Baghdadi avait été grièvement blessé en Irak dans un raid de la coalition internationale menée par les Etats-Unis.

"Nous appelons chaque musulman dans n'importe quel endroit à émigrer dans l'Etat islamique ou combattre sur sa terre où qu'il soit", a dit le chef de l'EI dans cet enregistrement dont l'authenticité ne pouvait être confirmée dans l'immédiat.

La voix qui lit le texte pendant une trentaine de minutes semble néanmoins être la même que celle des précédents enregistrements audio d'Abou Bakr Al-Baghdadi, le dernier datant de novembre.

L'enregistrement semble récent, le chef jihadiste mentionnant l'intervention saoudienne au Yémen lancée le 26 mars pour stopper l'avancée des rebelles chiites.

Répétant des appels précédents, Baghdadi a indiqué qu'"émigrer" dans le califat, proclamé en juin 2014 sur les régions conquises par l'EI à cheval entre l'Irak et la Syrie, ou faire le jihad dans son pays était une "obligation".

«L'islam une religion de guerre»

"L'islam n'a jamais été la religion de la paix, l'islam est la religion de la guerre", a poursuivi le chef de l'EI.

"N’est-il pas venu pour vous le temps de savoir qu’il n'y a ni puissance, ni honneur, ni sécurité ni droit si ce n’est à l’ombre du califat?" a-t-il dit, s'adressant aux musulmans.

Baghdadi a par ailleurs critiqué les civils sunnites qui fuient les combats dans la province d'Al-Anbar, dans l'ouest de l'Irak, pour trouver refuge à Bagdad ou dans les territoires contrôlés par le gouvernement.

"Revenez sur vos terres, restez dans vos maisons et tournez-vous, après Allah, vers vos frères de l’Etat islamique" qui sera "un refuge sûr", a-t-il ajouté.

Il a salué les combattants de l'EI à Al-Anbar qui ont réussi à garder leurs positions malgré les frappes de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis et des opérations terrestres du gouvernement pour reprendre du terrain.

Baghdadi a appelé les jihadistes dans cette province à avancer en direction de Bagdad et de la ville sainte chiite de Kerbala, au sud de la capitale irakienne.

Libérer les prisonniers

Le chef jihadiste s'en est pris par ailleurs aux dirigeants de l'Arabie saoudite, les accusant de mener une campagne aérienne contre les rebelles chiites au Yémen seulement pour faire plaisir à l'Occident.

"Ce n'est rien de moins qu'une tentative désespérée de détourner l'attention des musulmans de l'Etat islamique", selon lui.

Il a en outre averti que l'EI commettrait plus d'attaques contre les prisons en Irak.

"Nous n'épargnerons aucun effort ou ne manquerons aucune chance jusqu'à ce que nous libérions le dernier d'entre vous", a-t-il dit, s'adressant aux prisonniers.

Plus de 40 prisonniers, dont des combattants de l'EI, se sont échappés la semaine dernière d'une prison au nord de Bagdad, lors d'une attaque revendiquée par le groupe.

Le 21 avril, le quotidien britannique The Guardian avait affirmé que Baghdadi avait été "sérieusement blessé" le 18 mars dans l'ouest de l'Irak dans une frappe de la coalition contre l'EI menée par les Etats-Unis.

Le Pentagone avait indiqué peu après qu'il ne pensait pas que Baghdadi avait été blessé dans un raid de la coalition.

L'Irak a affirmé mercredi que plusieurs chefs de l'EI, dont l'un présenté comme son numéro 2, avaient été visés par une frappe aérienne de la coalition dans le nord-ouest du pays, mais là encore l'armée américaine a émis des doutes sur cette information.

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