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13/05/2015 09:58 EDT | Actualisé 13/05/2016 01:12 EDT

Volvo Ocean Race: 6 à 8 équipes sérieusement intéressées par la prochaine

Entre 30 et 40 équipes sont potentiellement intéressées par la prochaine édition de la Volvo Ocean Race, en 2017-2018, a affirmé à l'AFP le directeur de la course Knut Frostad, ajoutant discuter "très sérieusement" avec six à huit d'entre elles.

Q: Le départ de la 7e étape (sur 9) de la course, entre Newport (Etats-Unis) et Lisbonne, sera donné dimanche. Quel bilan tirez-vous de la 12e édition de ce marathon océanique de quelque 39.000 milles (environ 72.000 km)?

R: "C'est la meilleure édition. Cette fois-ci, grâce à la monotypie (les bateaux, des VOR65 de 20 m de long, sont rigoureusement identiques), la course n'a jamais été aussi équilibrée. Les meilleurs marins sont devant, pas les meilleurs architectes. Et, c'est clair, les meilleures équipes sont en tête: Azzam (Abu Dhabi Ocean Racing/Ian Walker/1er) et Dongfeng (CHN/Charles Caudrelier/2e). Certains pensaient que Brunel (NED/Bouwe Bekking) et Mapfre (ESP/Iker Martinez) auraient mieux marché."

Q: Il reste encore trois étapes océaniques à courir avant la fin de la course, le 27 juin à Göteborg (Suède). Vous travaillez déjà sur la prochaine édition. Combien d'équipes espérez vous avoir sur la ligne de départ en 2017?

R: "Entre 30 et 40 équipes ont exprimé de l'intérêt. Et nous discutons très sérieusement avec six à huit projets de plus que cette fois-ci (7). Des pays qui n'avaient jusqu'ici manifesté aucun intérêt pour la course nous ont contactés. Oman est l'un des projets que j'aimerais voir sur la ligne de départ et j'ai aussi entendu parler d'une équipe allemande. Mais je ne sais pas où elle en est. Nous prévoyons de faire construire deux ou trois nouveaux VOR65."

Q: Dans la mesure où la prochaine Volvo Ocean Race sera disputée avec les mêmes bateaux, prévoyez-vous de les modifier à la lumière des enseignements tirés de cette édition?

R: "Nous sommes satisfaits de la formule actuelle. Mais, à l'automne 2016, nous allons procéder à une remise à niveau des bateaux, avec toutes les équipes. Nous allons notamment réfléchir à la production d'énergie à bord, à un meilleur dessin des voiles. Mais nous ne voulons pas dépenser trop d'argent pour gagner un simple petit gain en vitesse. Ainsi, nous n'avons pas écarté les foils (plans porteurs) mais je ne suis pas convaincu (qu'il y en aura d'installés) en raison du coût. J'ai des doutes. C'est un gros investissement. Nous allons voir ce que ça donne avec les nouveaux Imoca (monocoques de type Vendée Globe) qui en sont équipés."

Q: Quand allez-vous annoncer le parcours de la prochaine édition?

R: "Nous annoncerons le parcours définitif à la fin de cette année. Le départ aura lieu entre septembre et novembre 2017. Environ 50% du trajet est déjà arrêté. Les bateaux partiront d'Alicante (Espagne), puis iront au Cap (Afrique du Sud), à Auckland (Nouvelle-Zélande), à Lisbonne, à Cardiff (pays de Galles) et à Göteborg. Nous réfléchissons à d'autres brèves escales en Europe, en Chine et au Moyen-Orient. Réduire la durée de la course est une option. Ce n'est pas le nombre d'escales qui est en cause. La partie la plus chronophage du parcours est, de loin, le Moyen-Orient."

Q: Beaucoup d'observateurs étrangers sont surpris par la performance de Dongfeng, qui a remporté deux étapes, dont la dernière. Cela vous étonne aussi?

R: "Les Kiwis, les Américains et les Australiens ont longtemps sous-estimés les Français. Mais beaucoup de marins français viennent de la classe Figaro, qui est la meilleure école de course au large au monde et fait des marins polyvalents. Si on prenait les 10 meilleurs Néo-Zélandais et qu'on leur faisait disputer une Solitaire du Figaro, je me demande comment ils se débrouilleraient..."

Propos recueillis par Hervé GUILBAUD

heg/sk