NOUVELLES
12/05/2015 20:03 EDT | Actualisé 12/05/2016 01:12 EDT

Un Américain exécuté au Texas pour un triple meurtre

Un Américain qui, à l'âge de 19 ans, avait tué son ex-petite amie, la mère et le grand-père de celle-ci, a été exécuté mardi au Texas (sud) au moment où les exécutions connaissent un coup d'arrêt dans plusieurs Etats américains.

Derrick Charles, 32 ans, est mort par injection létale à 18H36 (23H36 GMT) dans la chambre d'exécution de Huntsville, Texas, a rapporté le porte-parole des autorités pénitentiaires texanes, Jason Clark.

Ce prisonnier noir avait reconnu avoir tué en 2002 sa petite amie, alors âgée de 15 ans, en la frappant avec une enceinte stéréo, en lâchant un téléviseur sur sa tête et en l'étranglant.

Il avait également plaidé coupable du viol et du meurtre de la mère quadragénaire de l'adolescente, après l'avoir plongée dans un bain avec une télévision branchée.

Il avait aussi admis avoir au préalable tué le grand-père de la jeune-fille, âgé de 77 ans, à coups de poings, de lampes et de trophées.

Peu avant l'exécution, la Cour suprême des Etats-Unis a rejeté ses ultimes appels qui arguaient de son irresponsabilité pénale, des antécédents familiaux de schizophrénie et d'autres troubles mentaux diagnostiqués depuis l'enfance, ainsi que des déficiences de la défense et de sa jeunesse agitée au moment du triple meurtre.

Après onze ans dans le couloir de la mort, Derrick Charles a été exécuté par l'injection de pentobarbital, un barbiturique que le Texas parvient à se procurer dans le plus grand secret, via un préparateur en pharmacie non homologué au niveau fédéral.

Cet Etat, dont c'était la septième exécution sur 14 conduites cette année aux Etats-Unis, est l'un des rares à pouvoir continuer à se fournir en produits d'injection létale, sur fond de pénurie dans tout le pays, après le refus des laboratoires pharmaceutiques de les fabriquer pour des exécutions.

Plusieurs Etats ont préféré arrêter leurs exécutions dans l'attente d'une décision, attendue fin juin, de la Cour suprême sur la constitutionnalité de cette procédure d'injection létale.

chv/are