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13/05/2015 12:49 EDT | Actualisé 13/05/2016 01:12 EDT

La destruction d'antiquités est un crime de guerre, estime l'Unesco

LE CAIRE, Égypte - La destruction et le pillage de sites archéologiques au Moyen-Orient devraient constituer des «crimes de guerre», a estimé mercredi la directrice générale de l'agence culturelle et éducative des Nations unies.La leader de l'Unesco, la Bulgare Irina Bokova, a déclaré lors d'une conférence au Caire, en Égypte, que le vol et la destruction d'antiquités dans la région est une tactique de guerre.Cette conférence a été organisée en réponse à la destruction de temples et d'objets anciens en Irak par les djihadistes du groupe armé État islamique. Des sites ont aussi été pillés en Irak, en Syrie, en Égypte et en Libye.La communauté internationale a été estomaquée par la diffusion en ligne d'images montrant des djihadistes détruisant des objets anciens dans un musée d'Irak ou encore faisant exploser des temples vieux de 3000 ans, anéantissant à tout jamais un héritage irremplaçable.D'autres images montrent des militants fracassant à coups de masse les célèbres taureaux ailés assyriens ou détruisant le site de la ville ancienne de Nimrud.Des experts croient que les plus gros objets sont détruits de manière aussi spectaculaire à des fins de propagande, tandis que les plus petits sont écoulés sur le marché noir pour financer les activités des terroristes.Ce commerce illicite pourrait valoir plusieurs milliards de dollars.