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13/05/2015 10:52 EDT | Actualisé 13/05/2016 01:12 EDT

« Je ne peux pas imaginer un laboratoire plus inspirant » - Xavier Dolan

Xavier Dolan, membre du jury cannois, a livré ses premières impressions mercredi à l'ouverture du 68e Festival de Cannes.

En conférence de presse, aux côtés des présidents du jury Ethan et Joel Coen, le réalisateur québécois a d'abord indiqué qu'il ne pouvait imaginer meilleur moment pour découvrir les 19 films en compétition, et d'en débattre avec ses collègues jurés.

« Pour moi qui s'apprête à faire un film [NDLR : Juste la fin du monde] dans 12 jours, je ne peux pas imaginer un laboratoire plus inspirant, de voir une vingtaine d'univers se déployer sous mes yeux. Que ce soit des mondes auxquels je m'associe ou non. Et de pouvoir en débattre avec des gens d'une telle étoffe, d'une telle qualité, c'est un privilège incommensurable. »

Depuis le début de sa carrière, Xavier Dolan a entretenu une relation avec le Festival de Cannes parsemée de haut et de bas. C'est sur la Croisette qu'il a été révélé en 2009 avec son premier film, J'ai tué ma mère.

Par la suite, Xavier Dolan n'a pas caché sa déception lors de la sélection de Lawrence Anyways dans la catégorie Un certain regard en 2012 - et non en compétition officielle - puis lors du rendez-vous manqué avec la Palme d'or en 2014.

C'est toutefois chose du passé pour le Québécois.

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« Les frustrations ou les déceptions du passé, elles ne sont pas si nombreuses. J'ai été quand même assez choyé à Cannes, ça a été des expériences magnifiques pour moi. L'idée d'être sur un jury n'est pas associée aux autres jurys d'avant. Pour moi, c'est une nouvelle expérience, isolée des autres qui l'ont précédée. »

Sous la présidence des Américains, Xavier Dolan, Sienna Miller, Rossy de Palma, Sophie Marceau, Rokia Traoré, Jake Gyllenhaal et Guillermo Del Toro auront la tâche de désigner le lauréat de la Palme d'or parmi les 19 films en compétition, dont Sicario, de Denis Villeneuve.

« Je suis ici pour voir des films avec mon coeur, a poursuivi Dolan. Ma responsabilité n'est pas de les juger, de les critiquer ou de les catégoriser. Ma responsabilité est de déclarer humainement ceux qui me parlent, ceux qui me touchent. Qu'ils soient plus cérébraux, plus d'auteur ou commerciaux, ça a très peu d'importance. »

Un an après avoir gravi les marches du Palais des Festivals pour la présentation de Mommy, le Québécois a répété l'expérience mercredi soir, cette fois à titre de juré à l'occasion de la cérémonie d'ouverture.

Le film La tête haute, de la Française Emmanuelle Bercot, avec Catherine Deneuve notamment, a lancé ce 68e Festival de Cannes.