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13/05/2015 07:23 EDT | Actualisé 13/05/2016 01:12 EDT

Financement des partis : les verts et le NPD veulent leur part, à l'Î.-P.-É.

Le NPD et le Parti vert de l'Île-du-Prince-Édouard demandent des changements au financement des partis. Le nombre de votes pour les deux partis a grandement augmenté lors des dernières élections provinciales, mais cela ne s'est pas reflété dans le financement public auquel ils ont droit.

Après chaque élection, les contribuables de l'Île-du-Prince-Édouard payent près de 10 000 $ aux partis politiques pour rembourser les dépenses des candidats. Mais seulement les candidats qui ont obtenu plus de 15 % des voix sont admissibles à du financement.

Le NPD et le Parti vert affirment que cette formule de financement les désavantage par rapport aux autres partis. Ils demandent donc des changements.

« Ce que j'aimerais, c'est que le système électoral soit fonctionnel, compétitif et juste. Ce n'est pas le cas maintenant », explique le chef du Parti vert Peter Bevan-Baker.

Cette année, M. Bevan-Baker va recevoir du financement public, tout comme trois autres candidats du Parti vert. Malgré tout, il aimerait un meilleur système de financement. L'idéal, selon lui, serait une subvention par vote pour chaque parti, calculée à partir du pourcentage total du vote populaire obtenu par chaque parti.

L'Île-du-Prince-Édouard a déjà une réglementation qui permettrait une subvention par vote, mais elle n'est pas utilisée.

Si c'était le cas, cinq candidats du NPD auraient reçu une subvention cette année. Les 27 candidats libéraux et conservateurs auraient également gardé leur financement.

Le chef des néo-démocrates Mike Redmond croit aussi que ce système de financement serait plus équitable. Il aimerait également que les limites de dépenses électorales des partis soient diminuées.