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13/05/2015 13:00 EDT | Actualisé 13/05/2016 01:12 EDT

Après 30 ans de recherche, le "Modèle standard" renforcé

Une nouvelle avancée du CERN, aboutissement de 30 ans de recherche, légitime un peu plus le "Modèle standard", la théorie qui résume nos connaissances actuelles de la physique des particules, selon des scientifiques.

Des chercheurs de l'organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) ont observé la désintégration, extrêmement rare, d'une particule, le méson B neutre en deux muons, cousins de l'électron. Les mésons B neutres sont des composites instables de deux types de particules appelées quarks.

Le "Modèle standard" de la physique prédit cette désintégration en muons.

Mais une poignée seulement de mésons B neutres sur un milliard se désintègre en paire de muons. Pouvoir l'observer a pris près de 30 ans.

Ces résultats confirment le "Modèle standard" élaboré au début des années 1970, selon les chercheurs. Il a permis de prédire le comportement des particules fondamentales.

Ces observations, publiées mercredi dans la revue britannique Nature, découlent d'expériences rendues possibles grâce au Grand collisionneur de Hadrons (LHC) du CERN.

Le Grand collisionneur de Hadrons, un accélérateur de particules installé à Genève, est le plus grand projet scientifique de ces dernières années et permet d'étudier la matière dans l'infiniment petit.

Le LHC a permis de confirmer l'existence du boson de Higgs en 2012, considéré comme la clé de voûte de la structure fondamentale de la matière. Il pourrait percer d'autres mystères de la composition de l'Univers.

Car le "Modèle standard" n'explique pas l'existence de la matière noire ou de l'énergie sombre, qui à elles deux forment 95% de l'Univers.

Le LHC a redémarré en avril avec à son programme l'étude de la matière noire et de l'antimatière.

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