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11/05/2015 08:53 EDT | Actualisé 11/05/2016 05:12 EDT

Environ 2000 réfugiés abandonnés arrivent en Malaisie et en Indonésie

MANAN VATSYAYANA via Getty Images
An illegal Bangladeshi migrant waits at the Police headquarters in Langkawi on May 11, 2015 after landing on Malaysian shores earlier in the day. Nearly 2,000 boat people from Myanmar and Bangladesh have been rescued or swum to shore in Malaysia and Indonesia, authorities said, warning that still more desperate migrants could be in peril at sea. AFP PHOTO / MANAN VATSYAYANA (Photo credit should read MANAN VATSYAYANA/AFP/Getty Images)

KUALA LUMPUR, Malaisie - Quelque 2000 réfugiés rohingyas et bangladais sont arrivés en Malaisie et en Indonésie au cours de la dernière journée, après avoir été apparemment abandonnés à leur sort par des passeurs, ont annoncé lundi des responsables.

Un groupe d'environ 600 réfugiés est arrivé dans la province côtière d'Aceh, dans l'est de l'Indonésie, à bord de quatre navires dimanche.

Le même jour, un total de 1018 réfugiés sont arrivés à bord de trois bateaux sur l'île balnéaire de Langkawi, dans le nord de la Malaisie.

Selon le chef adjoint de la police de Langkawi, Jamil Ahmed, un Bangladais a révélé que les passeurs ont indiqué aux réfugiés quelle direction prendre une fois qu'ils auraient rejoint la Malaisie, avant de s'enfuir à bord d'autres embarcations.

Les migrants ont dit n'avoir rien mangé depuis trois jours, a dit M. Jamil, qui a ajouté que la plupart étaient faibles et amaigris.

M. Jamil a ajouté croire que d'autres navires sont en route.

Les réfugiés qui sont arrivés en Indonésie ont été conduits vers un stade de Lhoksukon, la capitale du district Aceh-Nord, pour être soignés et interrogés, a dit le chef de la police locale, le lieutenant-colonel Achmadi.

Les réfugiés étaient apparemment en mer depuis deux mois et certains avaient besoin de soins médicaux.

Entre 7000 et 8000 migrants seraient actuellement détenus sur des navires de tailles différentes dans le détroit de Malacca, a dit Chris Lewa, la directrice du Projet Arakan, qui traque les déplacements des rohingyas depuis plus de dix ans.

Elle a ajouté que les passeurs sont incapables de les amener à terre en raison de la répression dont ils font l'objet en Thaïlande et en Malaisie.

Certains réfugiés sont détenus même après que leurs proches aient payé pour leur libération, a-t-elle dit.