Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Un mur de béton pour les uns, une oeuvre d'art pour les autres

L'avenir d'une sculpture en béton à Halifax fait l'objet d'un débat. Certains aimeraient la conserver, d'autres non.

Pour la plupart des passants dans la rue Quinpool, la sculpture sinueuse avec des accents en plexiglas n'est qu'un mur de béton. Les opinions à son sujet sont partagées.

« Je n'aurais jamais su que c'était de l'art, mais c'est bien. C'est joli les courbes », affirme une passante.

« Je ne savais pas du tout que c'était une oeuvre d'art et pour moi, les murs de béton, ce n'est pas de l'art », lance une autre passante.

La boulangerie Ben's derrière l'oeuvre est fermée. L'avenir du mur est incertain étant donné que le terrain commercial sur lequel il se trouve est très prisé.

La question qui court est donc, « est-ce qu'on abat le mur ou non? ».

Un artiste réfugié à Halifax, Joseph Drapel, a créé cette oeuvre nommée « Life », il y a 47 ans. Son temps est passé, estime Karla Nicholson, de l'association de quartier de la rue Quinpool.

Le plexiglas rose est déteint, et le béton s'effrite. De plus, le mur est souvent couvert de graffiti et quand il vente, des déchets s'accumulent à son pied.

Joseph Drapel, qui vit à Toronto et qui a acquis une réputation internationale, n'a jamais vu l'oeuvre complétée. Il dit que c'est aux gens d'Halifax de décider du sort du mur.

La boulangerie Ben's, propriétaire du terrain, indique pour sa part que l'oeuvre sera incluse dans la vente du terrain.

D'après un reportage de Paul Légère

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.