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Poursuite des affrontements armés en Macédoine, après la mort de cinq policiers

Des tirs ont repris dimanche à Kumanovo, dans le nord de la Macédoine à la frontière avec le Kosovo, où des combats la veille entre les forces de l'ordre et un "groupe armé" ont fait au moins cinq morts dans les rangs de la police.

Des hélicoptères des forces de l'ordre macédoniennes survolaient Kumanovo et des tirs sporadiques d'armes automatiques résonnaient dimanche dans cette ville située à une quarantaine de kilomètres au nord de la capitale Skopje qui a été samedi le théâtre de scènes de guérilla urbaine.

Des troupes d'élite, des transports de troupes blindés, des policiers casqués et portant des gilets par balles ont bouclé le quartier à majorité albanaise musulmane où sont retranchés les membres du groupe.

Les combats de samedi ont également fait une trentaine de blessés parmi les policiers et un nombre indéterminé de morts dans les rangs du groupe armé.

Ce groupe est "venu d'un pays voisin", a indiqué la police sans l'identifier, mais la presse locale affirme qu'il s'agit du Kosovo majoritairement albanais.

En Macédoine, pays de 2,1 millions d'habitants, en majorité slaves orthodoxes et ou la minorité albanaise musulmane représente un quart de la population, ces affrontements reveillent la crainte d'un conflit tel que celui qui a opposé pendant six mois en 2001, les autorités aux rebelles albanais qui réclamaient davantage de droits au sein de la société.

"La situation sur le terrain est toujours très délicate", avait déclaré tard samedi soir à la presse la ministre de l'Intérieur Gordana Jankulovska.

Mme Jankulovska a précisé qu'une vingtaine de membres de ce groupe s'étaient rendus aux forces de l'ordre, samedi en fin d'après-midi, mais que nombre d'entre eux refusaient de le faire et continuaient de résister. La ministre n'a pas donné davantage de détails.

Candidate à l'adhésion à l'UE depuis dix ans, la Macédoine est en proie à une grave crise politique - qui oppose depuis des mois les principales formations slaves -, l'opposition de gauche accusant le pouvoir conservateur de corruption et de la mise sur écoute de 20.000 personnes, dont des hommes politiques, des journalistes et des chefs religieux.

jmi-mat/cn/pt

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