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Selon une étude, l'homophobie est monnaie courante dans le monde du sport

St. Louis Rams defensive end Michael Sam (96) looks up at the scoreboard from the sidelines during the first half of an NFL preseason football game against the Miami Dolphins, Thursday, Aug. 28, 2014 in Miami Gardens, Fla. The Dolphins defeated the Rams 14-13. (AP Photo/Lynne Sladky)
St. Louis Rams defensive end Michael Sam (96) looks up at the scoreboard from the sidelines during the first half of an NFL preseason football game against the Miami Dolphins, Thursday, Aug. 28, 2014 in Miami Gardens, Fla. The Dolphins defeated the Rams 14-13. (AP Photo/Lynne Sladky)

MONTRÉAL - Les vestiaires, les arènes sportives et même les estrades représentent encore, de nos jours, des terreaux fertiles pour l'homophobie, conclut une nouvelle étude internationale intitulée "Out on The Fields" menée aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Irlande, en Nouvelle-Zélande, en Australie et au Canada.

Les chercheurs, qui ont colligé et analysé les réponses de près de 9500 gays, bisexuels et homosexuels - dont plus de 1100 Canadiens - ont été en mesure de faire des observations plutôt troublantes pour chacun de ces pays.

Selon ce sondage, pas moins de 81 pour cent des répondants canadiens ont été témoins ou victimes de dérapages homophobes dans un contexte sportif. Il pouvait s'agir de harcèlement, d'une attaque verbale ou carrément d'une agression physique.

Sans grande surprise, 70 pour cent des Canadiens interrogés ont affirmé croire que, chez les jeunes, les équipes sportives ne sont pas accueillantes ou sûres pour les gays et les bisexuels, ce qui les inciterait souvent à garder un profil bas et à s'abstenir de dévoiler leur orientation à leurs coéquipiers.

Même dans les gradins, les membres des minorités sexuelles ne peuvent vraisemblablement pas avoir l'esprit tranquille. Les deux tiers des participants canadiens au sondage mené en ligne ont, en effet, indiqué qu'à leur avis, des spectateurs ouvertement homosexuels ou bisexuels ne seraient pas en sécurité lors d'un événement sportif.

Les responsables de l'étude ont, par ailleurs, demandé aux participants s'ils entrevoyaient des pistes de solution pour endiguer ces diverses formes d'intolérance.

Les répondants ont notamment mentionné que pour tuer la discrimination dans l'oeuf, il faudrait, d'abord et avant tout, que les personnes en position d'autorité, dont entre autres les entraîneurs, traitent de manière sérieuse les actes homophobes.

Ils ont également soutenu que les responsables des organisations sportives nationales gagneraient à adopter et à promouvoir des politiques pour contrer ces gestes qui s'adresseraient autant aux amateurs qu'aux professionnels.

Enfin, ils ont souligné qu'il serait nécessaire qu'un nombre croissant d'étoiles du sport sortent publiquement du placard et deviennent ainsi des modèles positifs pour les athlètes de la jeune génération.

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