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10/05/2015 06:37 EDT | Actualisé 11/05/2015 11:55 EDT

Innuscience: astiquer, récurer à travers le monde... bio

Courtoisie

En 1992 se déroulait le sommet de la « Planète Terre » à Rio de Janeiro, organisé par les Nations Unies. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le mot « développement durable » était défini et un plan d’action environnemental adopté par 178 chefs d’État.

1992, c’est aussi l’année où Steve Teasdale et Daniel Couillard, deux biologistes moléculaires québécois, fondaient Innuscience. L’entreprise fabrique des produits de nettoyage professionnel plus bios que bios et opère aujourd’hui dans plus d’une trentaine de pays à travers le monde.

Mais il a fallu faire ses preuves. Car si le Sommet de Rio a soudainement mis en lumière les enjeux environnementaux, dans la pratique, ici… tout le monde s’en fichait.

« Lorsqu’on parlait d’environnement au Québec, c’était un mot joli, mais personne n’était prêt à lever le petit doigt», explique le directeur général et cofondateur de Innuscience, Steve Teasdale.

Leurs premiers clients n’étaient donc pas Québécois, mais Suédois. Puis, petit à petit, leur concept a fait son nid dans la Belle Province. Aujourd’hui, son siège social est situé à Sainte-Julie, et ses produits font briller les sols et équipements de l’université de Sherbrooke, du métro de Montréal et de l’hôpital Sainte-Justine, entre autres.

Des bactéries mangeuses de saleté

La compagnie propose une large gamme de produits nettoyants qui, grâce à un cocktail de cultures bactériennes, d’enzymes et de composants chimiques, ont un très faible impact sur l’environnent et sur la santé.

Ils sont biodégradables, non corrosifs, sans vapeurs toxiques et à faible toxicité aquatique, entre autres. L’opposé total des produits chimiques classiques, qui abîment les surfaces et peuvent causer brûlures et maux de tête.

« On regarde le milieu qui doit être nettoyé comme un écosystème », explique M. Teasdale.

S’adapter à chaque client – le cas de la STM

« Il faut savoir qu’à la STM on a des équipements qui ne sont pas conventionnels, et utilisés énormément», dit la porte-parole du SPVM Amélie Régis. Par exemple, il faut nettoyer l’extérieur des bus environ tous les deux jours.

« On souhaitait faire affaire avec une entreprise qui pourrait faire des produits adaptés à nos besoins,» dit Mme Régis. Ainsi, les produits fournis à la STM par Innuscience ne se limitent pas à des problématiques d’hygiène. Ils réduisent aussi le glissement des sols et les mauvaises odeurs.

Le partenariat entre les deux entreprises depuis l’automne 2014 a notamment contribué à ce que la STM récolte les honneurs au Gala en environnement et développement durable de Montréal pour sa démarche d'approvisionnement.

Le défi de la mondialisation

Innuscience possède 5 filiales à travers le monde, et des distributeurs dans une dizaine de pays comme la France, la Suède et l’Afrique du Sud. « On doit s’adapter dans chaque pays à la réalité des travailleurs, à la réalité de standards d’hygiène», explique M. Teasdale.

Et parfois, s’adapter à la culture.

« Un de nos représentants japonais, pour démontrer à ses clients que les produits étaient sécuritaires, en buvait devant ses clients », dit M. Teasdale.

L’entreprise a découvert la pratique peu orthodoxe de son client lorsque celui-ci a soumis une demande pour ajouter un goût au produit. Sauf que, même bio et avec une saveur de fruits des champs, un shooter de produit de nettoyage n’est pas spécialement recommandé pour le maintien d’une bonne santé.

Évidemment, ils lui ont recommandé d’arrêter sur-le-champ!

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