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Feu vert du gouvernement à Netanyahu pour nommer plus de ministres du Likoud

Le gouvernement israélien sortant a reporté dimanche l'application d'une loi limitant le nombre de ministres afin de permettre au Premier ministre Benjamin Netanyahu de désigner davantage de ministres de son parti, le Likoud, a indiqué un responsable.

Cette décision doit encore être adoptée en procédure d'urgence en trois lectures par le Parlement d'ici mercredi, jour de l'investiture du prochain gouvernement.

M. Netanyahu est contraint de naviguer au plus juste dans la mesure où il ne dispose que d'une majorité minimale de 61 députés sur 120 pour constituer son quatrième gouvernement, ce qui le met à la merci de la moindre défection.

"Le gouvernement a décidé de reporter à la prochaine législature l'application d'une loi qui limitait à 18 le nombre de ministres (hors chef du gouvernement) et à quatre le nombre de vice-ministres", a indiqué un responsable du bureau de M. Netanyahu à l'issue de la dernière réunion du gouvernement sortant.

Si elle est adoptée par le Parlement, cette loi permettra également à M. Netanyahu de nommer des ministres sans portefeuille ce que la loi limitative, qui devait entrer en vigueur mais a été repoussée au prochain scrutin, ne permettait pas.

Cette mesure est destinée selon les commentateurs à éviter une fronde parmi les caciques du Likoud. M. Netanyahu a dû faire des concessions aux partis ultra-orthodoxes (le Shass, la Liste Unifiée de la Thora) de centre droit (Koulanou) et nationaliste religieux (le Foyer Juif) pour arracher leur soutien. Il leur a offert plus de portefeuilles que prévu si bien que le nombre de ministères disponibles pour le Likoud s'est réduit comme peau de chagrin.

Avec le nouveau texte, M. Netanyahu, qui souhaite conserver pour lui-même les Affaires étrangères, devrait pouvoir nommer au moins deux ministres supplémentaires ainsi que des vice-ministres et des ministres sans portefeuille du Likoud, prévoient les médias.

L'opposition a dénoncé le vote du gouvernement sortant. "C'est une décision honteuse qui va provoquer le gaspillage de millions", a affirmé à la radio publique Yaïr Lapid, chef de Yesh Atid, un parti centriste ayant annoncé qu'il ferait appel à la Cour suprême.

Tirant le bilan du gouvernement sortant, Benjamin Netanyahu a de nouveau accusé l'Autorité palestinienne d'être responsable du gel de toutes les négociations depuis un an. "Nous avons tenté une fois de faire avancer les discussions avec les Palestiniens, mais de nouveau lorsqu'il a fallu prendre des décisions difficiles Abou Mazen (Mahmoud Abbas, le président palestinien) a décidé d'abandonner les négociations (...) et il a noué une alliance avec le Hamas", le principal mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza.

Benjamin Netanyahu s'est par ailleurs félicité de l'achèvement de la construction pendant son mandat d'une clôture électronique de 230 km le long de la frontière avec l'Egypte qui a permis d'empêcher "totalement les infiltrations illégales (d'immigrés) ce qu'aucun pays du monde occidental n'a réussi à faire".

jlr/faa

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