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C1 - Bayern Munich : l'ombre de Mario Götze

De héros à simple soldat : en l'espace de dix mois, Mario Götze a sombré et le héros du Mondial-2014 n'a probablement plus qu'une occasion cette saison de redorer son blason et celui du Bayern, en demi-finale retour de Ligue des champions mardi (18h45 GMT) contre Barcelone.

Maracana, 13 juillet 2014 : à la réception d'un centre de Schürrle, Götze enchaîne contrôle de la poitrine et reprise du gauche pour crucifier l'Argentine à la 113e minute de la finale du Mondial, et offrir à l'Allemagne cette 4e étoile tant attendue !

Ce but historique et un début de saison canon avaient semblé redonner de l'entrain à "Super Mario", après un premier exercice 2013-2014 contrasté sous ses nouvelles couleurs bavaroises.

Mais depuis le début de l'année, il n'est plus que l'ombre du prodige de Dortmund, ce meneur de jeu vanté pour sa polyvalence et sa technique, capable de jouer sur les flancs et même en faux N.9, sur lequel le Bayern a investi 37 millions d'euros.

Ses statistiques sont en chute libre : 4 buts seulement (2 passes décisives), dont deux inscrits lors d'une promenade de santé (8-0) contre Hambourg à la dérive, un lors de l'explosion (7-0) du Shakhtar Donetsk réduit à dix en C1, et le dernier contre un pensionnaire de 2e division, l'Eintracht Brunswick, en 8e de finale de Coupe d'Allemagne.

Lui qui était annoncé comme le "futur Messi" durant son éclosion à Dortmund devait prendre une nouvelle dimension en arrivant en Bavière à l'été 2013.

Mais le joueur de 1,76 m n'a pas trouvé sa place dans le système de Pep Guardiola. L'axe du milieu de terrain, sur lequel le natif de Memmingen lorgnait, lui a échappé et il se retrouve baladé de gauche à droite au fil des blessures de Ribéry et Robben.

"Götzinho" n'est plus qu'un simple membre du groupe de "Herr Pep", d'abord l'un des plus remplacés avant d'être remplaçant. Ce rang de bouche-trou ne lui convient pas. "C'était dur à avaler", a-t-il lâché frustré de sa non-titularisation contre Dortmund début avril en championnat puis en Coupe, où il avait manqué au passage sa tentative lors de la séance de tirs au but.

"Mario doit parler sur le terrain, pas en dehors", a répliqué Guardiola, faisant encore débuter sur le banc le blondinet au visage toujours poupon la semaine dernière lors du cuisant revers (3-0) au Camp Nou en demi-finale aller de C1.

Entré en jeu en fin de match quand le Bayern n'était mené que 1-0, le N.19 bavarois n'a pas su inverser la tendance, traînant sur la pelouse comme une âme en peine, incapable de faire douter la défense catalane alors que Messi crucifiait le Bayern.

De quoi s'attirer les foudres de Franz Beckenbauer ! "Il s'arrête de jouer quand il perd un duel. C'est un comportement typique d'un enfant. C'est inacceptable au Bayern, il est temps de grandir !", a lancé le légendaire bavarois, tout en ajoutant : "On sait qu'il est un grand talent. Mais il manque encore quelque chose".

Samedi, Guardiola l'a titularisé contre Augsbourg (défaite 1-0) et le milieu offensif a dû se contenter d'une frappe sur un montant. L'absence du duo "Rib-Rob" obligera probablement le Catalan à lui refaire confiance pour la mission impossible contre le Barça.

A Götze de se souvenir des mots du sélectionneur allemand Joachim Löw avant de le lancer (88e) dans la finale mondiale : "Montre au monde entier que tu es meilleur que Messi, que tu peux faire la décision dans ce match".

sg/es

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