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09/05/2015 10:34 EDT | Actualisé 09/05/2016 05:12 EDT

Nunavut: le projet de mine d'uranium d'Areva ne peut être évalué pour l'instant

subarcticmike/Flickr
Layer-cake bedrock, east of Sanikiluaq, Belcher Islands; steeply-dipping, thinly-bedded and 2 billion years old. The other end of the structural 'rainbow' of carbonate rocks some 3 miles or 5 km in distance from the earlier "Stripes" in my 'stream. Do have a look at the flickr map or google earth to see large-scale folding that make these islands what they are. True north-facing view, too.As you can see, a glaciated peneplain is really, really ff-l-a-a-t. Due to a heavy-footed white elephant of a continental ice sheet that keeps returning, not just the one time, but over and over again.

Un conseil consultatif du gouvernement au Nunavut a recommandé au gouvernement fédéral de ne pas permettre à l'entreprise française Areva de construire une mine d'uranium aux abords d'une zone de mise-bas de caribous.

Dans son rapport final, la Commission du Nunavut chargée de l'examen des répercussions (CNER) a conclu que comme le projet Kiggavik n'avait ni de date de lancement officielle ni de calendrier de développement, ses impacts sociaux et environnementaux ne peuvent être correctement évalués.

Le projet d'exploitation et de concentration de l'uranium Kiggavik, d'une valeur de 2,1 milliards de dollars, comprend une mine souterraine et quatre fosses à ciel ouvert creusées à l'est de Baker Lake. Au moins 400 emplois doivent y être créés, dont plusieurs réservés aux Inuits.

Toutefois, Areva a reconnu en mars dernier que le prix de l'uranium est actuellement si bas qu'il pourrait s'écouler jusqu'à deux décennies avant que la construction débute réellement.

Vendredi, la présidente de la CNER, Elizabeth Copland, a transmis le rapport de l'organisme au ministre des Affaires autochtones et du Développement du Nord canadien, Bernard Valcourt.

Mme Copland a déclaré par voie de communiqué que l'entreprise française pourra soumettre son projet de nouveau quand elle sera davantage fixée sur sa date de lancement effective. Elle a expliqué que la Commission pourrait alors faire des évaluations «plus définitives et fiables» des effets que la future mine pourrait avoir sur les caribous, les poissons et le reste de la faune marine de la région.

La zone de mise-bas de caribous située près du site projeté par Areva est fréquentée par l'une des plus importantes hordes de caribous du nord du pays. C'est également l'un des sanctuaires fauniques les plus grands et des plus isolés du continent américain.

Les plans d'Areva, qui réfléchit au projet depuis au moins 1997, comprennent l'assèchement d'une partie d'un lac, la construction d'une route traversant le territoire des caribous et celle d'un pont au-dessus d'un cours d'eau faisant partie du Réseau des rivières du patrimoine canadien. Le concentré radioactif serait transporté par avion.