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07/05/2015 08:51 EDT | Actualisé 07/05/2016 01:12 EDT

Syrie: Ryad veut réunir mi-juin les oppositions pour "l'après Assad" (opposant)

L'Arabie saoudite, un des principaux parrains des ennemis du régime syrien, veut réunir à la mi-juin les différentes tendances de l'opposition politique et militaire syrienne, à l'exception des jihadistes, pour préparer l'après Bachar al-Assad, ont affirmé à l'AFP plusieurs opposants.

"Les dirigeants saoudiens entendent réunir à la mi-juin, juste avant le début du ramadan, la totalité ou en tout cas la très grande majorité des opposants politiques et militaires afin de préparer l'après Assad", a affirmé mercredi à l'AFP Haytham Manna, un vétéran de l'opposition.

Cette réunion "n'inclura pas les jihadistes du Front Al-Nosra (branche syrienne d'Al-Qaïda, ndlr) et ceux du groupe État islamique (EI)", a ajouté M. Manna, un responsable de la "Conférence du Caire", une coalition regroupant des opposants de l'intérieur et de l'extérieur.

Joint par téléphone, il a précisé que les Saoudiens avaient tenté d'organiser cette réunion à la hâte le 3 mai mais avaient dû abandonner l'idée en raison des difficultés liées aux divergences entre les différents groupes.

Il a confirmé le rapprochement entre l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, auparavant en compétition pour le contrôle de l'opposition, ce qui a permis aux rebelles d'engranger récemment une série de victoires contre les forces du régime.

Pour sa part, un responsable de la Coalition de l'opposition, principal courant de l'opposition en exil, a confirmé aussi la tenue prochaine de cette réunion. "La date n'est pas encore confirmée mais incontestablement elle aura lieu. C'était prévu en mai mais les Saoudiens ont repoussé la date", a-t-il dit sous couvert de l'anonymat.

"Tous les groupes d'opposition politiques et militaires, de l'intérieur et de l'extérieur de la Syrie, y participeront", a ajouté ce responsable.

Selon lui, "l'objectif est de trouver des points communs entre les différents courants de l'opposition et se mettre d'accord sur une feuille de route pour la période transitoire qui suivra la chute de Bachar al-Assad".

Interrogé par l'AFP, le ministère saoudien des Affaires étrangères a affirmé mercredi ne pas avoir d'information à ce sujet.

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