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07/05/2015 09:19 EDT | Actualisé 07/05/2016 01:12 EDT

Nicolas Sarkozy essuie une nouvelle défaite devant la justice française

PARIS - La cour d'appel de Paris a statué jeudi que les juges qui enquêtent sur le financement électoral de Nicolas Sarkozy n'ont enfreint aucune loi quand ils ont enregistré les conversations téléphoniques entre l'ancien président et son avocat.Cette décision signifie que l'enquête contre M. Sarkozy, qui pourrait briguer de nouveau la présidence en 2017, peut maintenant reprendre.M. Sarkozy fait l'objet d'accusations préliminaires de corruption active et de trafic d'influence, en lien avec des informations recueillies lors des écoutes électroniques.L'ancien président et son avocat, Thierry Herzog, prétendaient que ces écoutes étaient illégales, puisqu'elles auraient enfreint le secret professionnel de l'avocat et que les juges n'avaient pas obtenu les autorisations requises.L'avocat de M. Herzog, Paul-Albert Iweins, a toutefois indiqué que la cour d'appel a tranché en faveur des juges d'enquête. Le tribunal a décidé que l'écoute électronique de différents téléphones utilisés par M. Sarkozy sous le pseudonyme de «Paul Bismuth» s'est déroulée légalement, avec une seule exception mineure.MM. Sarkozy et Herzog comptent maintenant s'adresser au plus haut tribunal français, la Cour de cassation.Les enquêteurs avaient placé les téléphones sous écoute en 2013-2014 dans le cadre d'une enquête sur le financement, possiblement illégal, de la campagne présidentielle de M. Sarkozy en 2007. Ils avaient alors découvert, par hasard, un complot présumé de trafic d'influence par MM. Sarkozy et Herzog, qui tentaient d'obtenir des informations confidentielles concernant l'enquête.Cette découverte a donné naissance à une nouvelle enquête, qui pourra reprendre dans la foulée de la décision de jeudi.M. Sarkozy est passible d'une peine de 10 ans de prison s'il est reconnu coupable de «corruption active». Cette accusation est la plus grave jamais portée contre l'ancien président et signifie qu'on le soupçonne d'avoir orchestré des actes de corruption, et non seulement d'y avoir participé.