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07/05/2015 11:08 EDT | Actualisé 07/05/2016 01:12 EDT

Menace de suspension: la Grèce finit par céder à l'UEFA et la Fifa

Le gouvernement grec a fini par céder à la pression imposée par l'UEFA et la Fifa en apportant des modifications à son projet de loi destiné à lutter contre la violence dans le sport, adopté jeudi par le Parlement grec.

"Oui, il y a eu des changements de dernière minute et le projet de loi est une première étape pour résoudre le problème de la violence dans le sport. Nous avons mené une bataille pendant trois mois et sommes satisfaits du résultat", a déclaré le ministre des Sports Stavros Kontonis à l'issue de deux jours de débat devant le Parlement.

L'UEFA et la Fifa avaient reproché au gouvernement grec de chercher, avec son projet de loi, à s'ingérer dans le football et à empiéter sur le domaine de la fédération nationale, dont la gestion, insistaient-elles, doit être indépendante. Les deux institutions avaient en conséquence menacé de suspendre la Grèce des compétitions internationales si le texte était adopté en l'état.

"Notre objectif n'était pas d'exclure nos équipes des compétitions internationales, mais de mettre de l'ordre", a ajouté M. Kontonis.

Selon les médias grecs, l'UEFA attend désormais une traduction officielle du texte de loi.

Selon la nouvelle législation, des amendes s'étageant de 10.000 euros à 25 millions d'euros pourront être prononcées en cas d'incidents violents, ainsi que le report ou l'annulation d'événements sportifs. Le texte se penche également sur l'utilisation de caméras de vidéosurveillance et le recours à la billetterie électronique. Il prévoit aussi de lourdes amendes envers les médias dont le contenu inciterait à la violence, et la déclaration par les arbitres de leur situation financière.

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