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07/05/2015 09:06 EDT | Actualisé 07/05/2016 01:12 EDT

Manifestation en appui à Raif Badawi

Des rassemblements se sont déroulés ce midi, à Québec et à Montréal, pour souligner la condamnation du blogueur Raif Badawi il y a un an en Arabie saoudite.

À Québec, le rassemblement organisé par Amnistie internationale se tenait devant l'Assemblée nationale en présence de la femme de Raif Badawi, Ensaf Haidar, et de plusieurs élus dont la ministre Christine St-Pierre, le député de Québec solidaire Amir Khadir, et la députée péquiste Agnès Maltais.

Béatrice Vaugrante, directrice d'Amnistie internationale au Canada, soutient qu'il faut continuer de mettre la pression sur le gouvernement fédéral pour faire libérer le blogueur dont la cause soulève la mobilisation ailleurs dans le monde.

« On est ici pour amplifier la mobilisation mondiale, mais qui est partie de Québec, pour demander aux élus, tous ceux qui ont le pouvoir de dire au fédéral : "faites quelque chose". »

Défendre la liberté d'expression

Des personnalités publiques du Québec se sont aussi jointes au mouvement en cosignant jeudi deux lettres ouvertes destinées à Stephen Harper pour qu'il fasse pression auprès du gouvernement saoudien pour libérer le blogueur.  

Le dramaturge et scénariste Michel Marc Bouchard, auteur de l'une des lettres, invitent les Québécois à être solidaires. Il fait valoir que Raif Badawi est victime d'une « barbarie punitive » et que la population doit continuer de lutter pour cet homme devenu un symbole de la liberté d'expression.

« C'est pour moi très important en tant qu'écrivain, en tant qu'auteur, de défendre cette liberté d'expression où qu'elle soit à travers le monde. [...]  Il ne faut pas oublier aussi que dans le cas de Raif, on parle d'une condamnation à un supplice extrême ».

M. Bouchard rappelle que les négociations diplomatiques n'ont rien donné.

« On s'aperçoit depuis un certain temps que l'Arabie saoudite s'est comme braquée face à ces pressions internationales, qui, dans le cas entre autres de la Suède, ont été jusqu'à rompre leurs relations diplomatiques avec l'Arabie saoudite. Alors, c'est comme si présentement, il y a un véritable mur face à cette situation-là. »