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07/05/2015 14:18 EDT | Actualisé 07/05/2016 01:12 EDT

Le gouvernement du N.-B. s'attaque au marché noir

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick veut s'attaquer à l'économie clandestine dans la province. C'est un fléau bien connu, difficile à éradiquer et le ministère des Finances pense qu'on pourrait aller chercher beaucoup d'argent.

Au Nouveau-Brunswick, l'économie clandestine, ou le marché noir, représente pas moins de 816 millions de dollars par année ou l'équivalent de 2,6 % du produit intérieur brute la province (PIB).

Et pour le gouvernement ça équivaut à des pertes de 100 millions de dollars par année en impôt ou en revenu fiscal. Rappelons que le contexte économique actuel au Nouveau-Brunswick n'est guère encourageant, alors que le déficit s'élève à 476 millions de dollars.

Au Canada, il y a quatre principaux secteurs de l'économie clandestine. Il y a le domaine de la construction, le secteur financier et des assurances, le commerce au détail, et l'hébergement et les services alimentaires.

Les secteurs qui touchent le plus le Nouveau-Brunswick, présentement, c'est la construction et le commerce de détail. Selon les données du gouvernement, la vente illégale de Tabac et d'alcool importé d'ailleurs est très rependue en province.

« C'est un travail continu. On veut s'assurer que l'ensemble des activités dont on parle qu'on peut faire de la bonne façon et que les taxes sont payées pour qu'on puisse réinvestir dans des programmes sociaux à travers le gouvernement », affirme le ministre de l'Énergie et des Mines du Nouveau-Brunswick, Donald Arseneault.

Et le gouvernement fédéral aussi veut s'attaquer à ce fléau. De passage à Moncton, jeudi, le ministre des Finances du Canada, Joe Oliver, a rappelé les initiatives mises de l'avant par Ottawa,

Dans son budget 2015-2016, M. Oliver a prévu 118 millions de dollars dans son prochain budget pour s'attaquer au problème.

Mais c'est certain qu'en fin de compte, on veut réduire l'acceptation sociale du marché noir, et de faire réaliser aux gens que moins il y a de revenues d'impôts, plus l'assiette fiscale est petite. Et si l'assiette fiscale est trop petite, les gouvernements peuvent être dans l'obligation d'augmenter les taxes.