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07/05/2015 16:38 EDT | Actualisé 07/05/2016 01:12 EDT

La sécurité aérienne a été renforcée au fil des accidents (OACI)

L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a su adapter la sécurité et la sûreté au fil des accidents du transport aérien des dernières années, a estimé jeudi Raymond Benjamin, secrétaire général de cette agence de l'ONU.

L'avion reste le moyen de transport le plus sûr, a estimé ce responsable, en dépit de la dernière catastrophe aérienne avec l'avion de la Germanwings précipité par le copilote contre les parois rocheuses des Alpes françaises le 24 mars dernier, faisant 150 victimes.

A la suite de cet accident, la plupart des compagnies aériennes ont décidé d'imposer la présence en permanence de deux personnes dans la cabine de pilotage. Si cette mesure "doit sûrement rassurer les gens", dans la réalité le secrétaire général de l'OACI doute de son efficacité.

L'OACI avait rappelé la nécessité que les pilotes d'avions fassent l'objet d'un suivi psychologique et physique régulier afin de prévenir les conséquences de comportements suicidaires des personnels navigants.

En 2030, avec une prévision de 6 milliards de passagers transportés chaque année, soit deux fois plus qu'à l'heure actuelle, "l'OACI ne pourra pas traiter de la même manière cette question de sûreté".

Pour autant, le transport aérien reste sûr avec environ un millier de morts l'an dernier, une situation facilitée par la "collaboration exceptionnelle entre gouvernements et l'industrie", a souligné M. Benjamin lors d'une conférence du Conseil des relations internationales de Montréal (Corim).

Dans le domaine de la sécurité aérienne, l'OACI doit également prendre en compte l'évolution des pratiques et des moyens du transport par air, comme l'utilisation de drones civils ou des futurs vols commerciaux vers l'espace, selon le secrétaire général de l'agence.

Le débat des drones "n'est pas la priorité du moment" à l'OACI car ces appareils ne volent pas au même niveau que les avions civils et ne représentent pas une réelle menace, a-t-il ajouté en précisant qu'il sera toutefois nécessaire à terme "d'encadrer ce type d'opérations afin qu'elles ne dégradent pas la sécurité des vols".

Le secrétaire général de l'OACI doit céder sa place le 1er août à la Chinoise Fang Liu, première femme à diriger l'agence spécialisée des Nations unies.

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