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07/05/2015 06:34 EDT | Actualisé 07/05/2016 01:12 EDT

La firme informatique EBR fermera ses portes

La firme EBR, marquée par l'arrestation de deux de ses vice-présidents pour fraude, met fin à ses activités. La direction choisit de mettre la clé sous la porte en raison de ses difficultés depuis 2014.

L'entreprise a été secouée une première fois en juin 2014 par l'arrestation par l'Unité permanente anticorruption (UPAC) de Mohamed El-Khayat, cofondateur de l'entreprise d'informatique. En mars dernier, le vice-président aux ventes d'Informatique EBR et ancien actionnaire de l'entreprise, Jean-François Robidas, a aussi été arrêté.

Ces arrestations ont marqué le début de la fin pour l'entreprise, affirme la contrôleuse pour EBR Sylvie Héon.

Après la première frappe de l'UPAC, la direction avait travaillé pour redresser l'entreprise en mettant en place un code d'éthique et avait réussi à obtenir l'approbation de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Toutefois, la décision le 18 mars de l'AMF de révoquer l'autorisation accordée à EBR pour conclure des contrats publics achève l'entreprise, dont la majorité des contrats provenaient du secteur public, explique Mme Héon.

« Ils ont décidé de ne pas nous redonner l'accord des marchés. Mais étant donné qu'on vend à 85 % au gouvernement, c'est désolant. On ne peut pas vivre comme ça avec le marché, avec juste du privé. »

Le président et fondateur d'EBR, Denis Blais, a confié au Journal de Québec que son entreprise ne vaut plus rien, puisque l'essentiel de son chiffre d'affaires de 50 millions de dollars provenait de contrats octroyés par le secteur public.

Les employés transférés à INSO

Une firme de Montréal, INSO, prend le relais en embauchant une partie des 50 employés d'EBR. Le président d'INSO, Dimo Tsakpinoglou, mentionne que son entreprise n'achète pas EBR,  mais profite de l'occasion pour prendre de l'expansion.

« On regardait depuis longtemps pour ouvrir des bureaux à Québec et à Chicoutimi, puis on avait l'occasion avec l'équipe qui était sur place d'ouvrir ces deux bureaux et c'est ce qu'on fait principalement. On récupère une grande majorité des employsé qui travaillaient chez EBR et ils travaillent pour nous depuis le 1er mai. »

INSO a embauché une vingtaine d'employés, surtout des intégrateurs et des employés des ventes.

Denis Blais est d'ailleurs actuellement à Montréal pour finaliser la transaction, fait savoir Mme Héon.

« Il reste quelques employés encore. Mais d'ici la fin du mois, ça devrait être terminé pour EBR. »

La contrôleuse, qui travaille pour EBR depuis 23 ans, mentionne qu'elle restera jusqu'à la fin aux côtés de Denis Blais pour s'occuper de l'inventaire et liquider la compagnie.