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07/05/2015 07:56 EDT | Actualisé 07/05/2016 01:12 EDT

GB: Les exigences des petits partis pour toute alliance gouvernementale

Les législatives britanniques s'acheminent vers une absence de majorité pour les deux principaux partis politiques. Conservateurs et travaillistes seront donc contraints de nouer des alliances plus ou moins fermes avec les petits partis qui ont déjà fixés leurs exigences, ou "red lines" à ne pas franchir.

- Les Libéraux-démocrates, partenaires de coalition des conservateurs depuis 2010:

Leur patron Nick Clegg a fixé plusieurs "red lines": un financement supplémentaire de 8 milliards de livres pour le NHS, le système de santé si cher au coeur des Britanniques; une exonération d'impôts pour les revenus en dessous de 12.500 livres (contre 10.600 livres actuellement); une augmentation des dépenses d'éducation et un budget équilibré.

Il a aussi dit qu'il refuserait d'entrer dans un gouvernement qui inclurait les nationalistes écossais du SNP, indépendantiste. En revanche, il n'exclut pas de soutenir la tenue d'un référendum sur l'Union européenne malgré ses convictions profondément pro-européennes.

- Le SNP:

Les nationalistes écossais, à gauche du Labour et qui risquent de rafler la plupart des 59 sièges en jeu dans leur région, veulent la fin de l'austérité budgétaire. Leur chef de file Nicola Sturgeon a aussi averti qu'elle ne voterait jamais pour le renouvellement des sous-marins nucléaires Trident, basés en Écosse.

- L'Ukip:

Les populistes du United Kingdom Independence Party ont fixé une exigence: la tenue dans les meilleurs délais d'un référendum sur l'appartenance à l'UE. Le Premier ministre sortant, le conservateur David Cameron, a déjà annoncé qu'il en tiendrait un d'ici fin 2017 s'il est réélu.

-Le Plaid Cymru:

Le parti régionaliste gallois (gauche) n'a pas fixé de "lignes rouges" à strictement parler mais réclame une parité de financement avec l'Écosse, la fin de l'austérité budgétaire et le démantèlement des sous-marins Trident.

- Le DUP:

Le Parti unioniste d'Irlande du Nord, détenteur de huit sièges dans le précédent Parlement et classé à droite, exige la tenue d'un référendum sur l'UE, le maintien du budget de la défense et la suppression de la "bedroom tax", un impôt sur les chambres inoccupées qui frappent les personnes vivant en logement social.

De façon moins formelle, il réclame des millions de livres pour l'Irlande du Nord (jusqu'à un milliard selon le quotidien Times) soulignant que la région est l'une des plus pauvres du pays et que l'austérité de devrait pas s'y appliquer comme ailleurs.

- Les Verts:

Le parti de Natalie Bennett n'a pas fixé de ligne rouge mais veut la fin de l'austérité, le non-renouvellement des Trident et que la question du climat soit au coeur de l'agenda du prochain gouvernement.

Quant aux Conservateurs et au Labour, ils ont aussi fixé leurs lignes rouges: David Cameron a affirmé qu'il ne ferait pas de deal excluant un référendum sur l'UE tandis que le travailliste Ed Miliband a indiqué qu'il refuserait de reculer d'un pouce sur son programme.

oaa/jb/dh