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07/05/2015 14:01 EDT | Actualisé 07/05/2016 01:12 EDT

Etats-Unis: Tom Brady, l'image du gendre idéal dégonflée par le "Deflategate"

C'est un héros comme les aiment les Etats-Unis qu'un rapport de 243 pages a fait vaciller: Tom Brady, beau gosse au palmarès XXL, est accusé d'avoir triché dans le "Deflategate", retentissant scandale qui entache encore la réputation du football américain.

Et si Tom Brady n'était qu'un vulgaire tricheur? La presse populaire américaine, Daily News et New York Post en tête, s'est déchaînée en Une jeudi sur celui qui était jusque là surnommé "Tom Terrific".

Le quaterback des New England Patriots, 37 ans, est accusé par la Ligue nationale de football américain, la NFL, d'être complice des responsables du matériel de son équipe qui dégonflaient légèrement les ballons pour l'aider à mieux les saisir et les lancer.

"Tom Brady était au minimum au courant, de manière générale, des activités inappropriées de McNally et Jastremski", selon le rapport d'un avocat, Ted Wells, rédigé après quatre mois d'enquête et d'auditions.

Le "Deflategate" (scandale du dégonflage) a éclaté le 18 janvier quelques heures seulement après la finale de conférence AFC, équivalent des demi-finales et dernière étape avant le prestigieux Super Bowl, remportée par les Patriots face aux Indianapolis Colts (45-17).

La NFL établit très vite que les ballons fournis par New England n'étaient pas gonflés conformément au règlement (entre 12,5 et 13,5 pounds, soit entre 879 et 940 g/cm²).

Elle sait maintenant qu'il s'agissait d'une démarche intentionnelle, sans que l'entraîneur Bill Belichick, à la sulfureuse réputation depuis un autre scandale en 2007, ne soit mis dans la confidence.

Peu avant le coup d'envoi, Jim McNally, l'intendant de l'équipe, a subtilisé les ballons qui étaient sans surveillance dans les vestiaires des arbitres et s'est enfermé dans des toilettes du stade pour les dégonfler avec une aiguille.

- Echanges de SMS -

Pour étayer ses conclusions, Ted Wells a avancé les échanges de SMS entre McNally et John Jastremski, un autre responsable du matériel. Dans leurs SMS, ils évoquent également leurs récompenses, des chaussures, des vêtements et des ballons "signés par Tom", en l'occurrence Brady, ce qui vaut une fortune auprès des amateurs de football américain.

Brady est en effet un phénomène du football américain avec ses quatre titres suprêmes, dont celui conquis deux semaines après le début du "Deflategate", six participations au Super Bowl et une flopée de records NFL comme celui des passes pour touchdowns réussis en play-offs.

A son poste de quaterback, celui qui dirige les opérations en attaque, Brady est la star de son équipe de toujours, les New England Patriots qu'ils l'ont recruté en 2000.

Hors des terrains, il est aussi une attraction: riche, beau et célèbre, il a longtemps été l'un des célibataires les plus convoités des Etats-Unis, avant d'épouser la mannequin brésilienne Gisele Bundchen en 2009.

Ils forment l'un des couple-vedettes de la jet-set, il est une icône publicitaire (céréales, montres) et était samedi parmi les célébrités assistant au "combat du siècle" entre Floyd Mayweather et Manny Pacquiao à Las Vegas.

Brady attend maintenant de savoir ce que lui réserve la NFL. Son avocat a assuré jeudi que "le rapport Wells comportait des erreurs", mais la NFL, critiquée en 2014 pour sa gestion des affaires de violences conjugales, devrait agir vite et frapper fort.

"Tom Terrific" a toujours nié son implication, comme lors d'une conférence de presse en janvier: "Je n'ai pas touché aux ballons, de quelque manière que ce soit (...) Je n'aurais jamais enfreint les règles".

bb-jr/we