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07/05/2015 05:27 EDT | Actualisé 07/05/2016 01:12 EDT

Des investisseurs chinois se lancent dans l'aquaculture en Polynésie française

Le gouvernement polynésien et une société financée par des investisseurs chinois ont posé mercredi la première pierre d'un grand projet aquacole, un rocher de quinze tonnes amené par bateau dans cet archipel français du Pacifique, a constaté un photographe de l'AFP.

La société Tahiti Nui Ocean Foods, filiale du groupe chinois Tian Rui, compte investir 1,5 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros), et vise une production annuelle d'au moins 50.000 tonnes de poissons de lagon, dans 2.800 cages d'élevage. La production de crevettes et de concombres de mer est aussi prévue.

Le chantier devrait durer 24 à 30 mois, et employer environ 500 personnes sur l'atoll de Hao, dans l'archipel des Tuamotu, peuplé d'un millier d'habitants. Le même nombre d'employés, voire un peu plus, est prévu en phase d'exploitation.

Cet atoll, qui a servi de base arrière militaire à l'époque des essais nucléaires, a été choisi en partie pour sa longue piste aéroportuaire, qui permettra des exportations directes vers la Chine.

Ce projet est très attendu dans une Polynésie en mal d'emplois. En l'absence de caisse de chômage, on estime entre 20 et 25% le nombre de personnes sans travail. Les atolls, surtout, offrent peu d'emplois en dehors de la pêche et de la coprahculture (récolte des noix de coco pour leur huile, en particulier pour faire du monoï).

Selon le gouvernement local, "l'aquaculture est le secteur de l'alimentation à la plus forte croissance" au plan mondial Elle est cependant très peu développée en Polynésie, qui dispose dans le Pacifique Sud d'une surface maritime grande comme l'Europe.

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