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07/05/2015 18:15 EDT | Actualisé 07/05/2016 01:12 EDT

Dans un pub de la City, l'espoir d'une victoire de Cameron, au début d'une longue nuit

"Pourquoi changer, les conservateurs font du bon boulot pour l'économie!", lance, hilare, Grant qui se réjouit des premières tendances des législatives britanniques craignant, comme la plupart des financiers réunis dans ce pub de la City de Londres, une victoire travailliste.

Au Draft House Seething, un pub situé à un jet pierre de la célèbre Tour de Londres et rendez-vous des employés du quartier d'affaires de la capitale, l'atmosphère a pris, jeudi soir, des allures de café du commerce électoral lorsque le premier sondage de sortie des urnes est apparu sur écran géant.

Des sourires ont envahi les visages, quelques hourras ont fusé tandis que des bras se tendaient vers le ciel, en signe de victoire.

Nombre des habitués restaient pourtant encore prudents, conscients que David Cameron n'aurait sans doute pas de majorité absolue et que les tractations post-électorales s'annonçaient tendues.

"Ca reste encore serré", souligne Chamari, après avoir accueilli dans la joie les premiers résultats.

"C'est très excitant", lance Ben Woodthorpe, 39 ans, un travailleur du secteur financier portant une courte barbe et de fines lunettes. "Nous avions un système à deux partis mais c'est fini. Avec moins de 5% des voix au plan national, les nationalistes écossais auront une grande influence sur la politique britannique", remarque-t-il.

Comme de nombreux clients du pub, il déclare sans ambage avoir voté pour les conservateurs, jugeant les travaillistes incompétents sur les questions financières.

Le coeur du quartier d'affaires londonien bat clairement à droite et cette sensibilité se dégage sans détour dans les conversations de comptoir.

"Si les travaillistes reviennent, ce serait catastrophique pour l'économie", s'effraie Sarah, une jeune banquière venue se détendre, un verre de vin blanc à la main, après sa journée de travail. Elle se dit déterminée à suivre une partie des résultats pendant la soirée, et surtout à se lever à cinq heures du matin pour prendre connaissance d'une tendance claire à l'issue d'une longue nuit de décompte.

"Ce soir, je suis une partie du dépouillement, et demain matin, je m'informe du résultat aussitôt", promet aussi Marc, qui se dit concerné en tant qu'employé de la City, mais aussi en tant "que père et propriétaire d'une maison".

Pour lui, l'un des faits marquants de ces élections reste la montée en force du parti nationaliste écossais, le SNP. "L'Angleterre a été trop soumise à l'Ecosse sur de nombreuses choses et l'Ecosse va maintenant avoir de nombreuses clés en main pour ce qui se passe à Westminster", regrette-t-il.

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