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07/05/2015 18:08 EDT | Actualisé 07/05/2016 01:12 EDT

Canada: révocation de passeports pour les voyageurs à risque

Le gouvernement canadien a annoncé jeudi une accélération du processus de révocation des passeports de ses ressortissants soupçonnés de pouvoir commettre des actes de terrorisme ou des crimes de pédophilie à l'étranger.

Le gouvernement conservateur a refusé ou saisi ces derniers mois les passeports de jeunes Canadiens qui présentaient le risque de vouloir rejoindre les rangs des jihadistes en Syrie, mais seulement après qu'il en eut établi la preuve.

"C'était un seuil qui ne nous permettait pas d'agir lorsqu'on avait des informations ou des soupçons bien fondés, mais non prouvés", a expliqué le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Chris Alexander, lors d'une conférence de presse.

Des amendements aux lois actuelles vont permettre au gouvernement d'"agir rapidement pour empêcher les individus de se déplacer à l'étranger à des fins terroristes ou pour commettre une infraction sexuelle contre des enfants", a-t-il déclaré.

Ainsi, lorsqu'une enquête est en cours, le ministre pourra annuler un passeport s'il a des "motifs raisonnables de soupçonner" que cette mesure est nécessaire afin d'empêcher un acte de terrorisme ou une "infraction sexuelle contre des enfants". Si des soupçons portent sur des Canadiens déjà à l'étranger, le gouvernement pourra annuler à distance le passeport de ces individus.

L'annulation sera toutefois une mesure temporaire en attendant que l'enquête soit terminée. Et si au terme de cette dernière, les motifs ne suffisent pas pour révoquer le passeport, celui-ci sera rendu à la personne.

Le gouvernement entend également porter de cinq à dix ans la durée de révocation du passeport ou de refus d'en délivrer un à un ressortissant qui en fait la demande.

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