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07/05/2015 08:37 EDT | Actualisé 07/05/2016 01:12 EDT

Au tour du Canadien de marquer l'histoire

TAMPA - L'équipe marketing de l'Impact de Montréal a martelé le slogan « Marquons l'histoire » pendant les derniers mois du parcours improbable de l'Impact en Ligue des Champions de la CONCACAF.

Un texte de Antoine Deshaies

Elle devrait peut-être prêter l'expression au tricolore.

Le Canadien marquerait bel et bien l'histoire s'il parvenait à remporter sa série contre le Lightning de Tampa Bay. La statistique est connue et répétée chaque printemps quand l'occasion s'y prête.

Au tour des Canadiens d'y être confronté.

Seulement quatre formations ont réussi à gagner une série après avoir perdu les trois premiers matchs : Les Maple Leafs de Toronto en 1942, les Islanders de New York en 1975, les Flyers de Philadelphie en 2010 et les Kings de Los Angeles en 2014.

Le Canadien, lui, n'a jamais réussi l'exploit en neuf occasions depuis 1950. Ils ont au mieux forcé la tenue d'un cinquième duel quatre fois. Les cinq autres, les lumières se sont éteintes sans cérémonie.

Les joueurs du tricolore tentaient par tous les moyens de s'accrocher à l'espoir après la défaite crève-cœur de mercredi.

« Non ce n'est pas difficile de rester positif, a osé Max Pacioretty. Nous formons un groupe spécial et nous avons fait face à beaucoup d'adversité. Nous devrons être forts et solidaires. »

« Nous n'abandonnerons pas, a promis le guerrier Brendan Gallagher. Je connais les joueurs dans le vestiaire et nous aimons jouer ensemble plus que tout. On ne veut pas que ça s'arrête. »

« C'est 3-0, mais Tampa ne nous a pas dominés. Nous devons simplement trouver une façon de gagner. C'est cliché, mais il faut y aller une présence à la fois, un match à la fois. Nous allons lutter pour avoir la chance de revenir à la maison et se battre encore. »

Encore faut-il marquer. À ses sept derniers matchs, Montréal n'a inscrit que neuf buts. Dans l'ordre : 2-0-1-2-1-2-1 par match.

Difficile de gagner avec une attaque aussi anémique. Et rien pour aider la confiance, le tricolore est frappé par une violente épidémie de tirs sur le poteau.

Michel Therrien disait en début de semaine que le hockey était souvent une question de pouces. Le CH aura justement besoin d'un bon coup de pouce des dieux du sport, parce que depuis le début de la série, le facteur chance semble être bien confortablement installé en Floride.

Le Lightning confiant, mais réaliste

Pendant que le Canadien préparait son match à l'hôtel, les joueurs de Tampa se sont réunis à l'aréna pour une séance vidéo. Le message qui filtrait de cette rencontre était simple.

Le Lightning doit mieux jouer.

« L'entraîneur n'était pas satisfait de notre match, a admis le défenseur Jason Garrison, l'un des trois joueurs du Lightning venus à la rencontre des médias. On doit offrir un meilleur effort, un effort plus complet. »

« On ne veut absolument pas retourner à Montréal, poursuit Garrison. On ne veut pas les laisser respirer. C'est pourquoi nous devons être aussi affamés qu'eux. Ce n'était pas le cas hier. »

« Ce n'était certainement pas notre meilleure performance, ajoute Victor Hedman. Le match quatre sera une dure bataille, mais je crois que nous avons de bonnes chances de l'emporter. »

L'entraîneur-chef, Jon Cooper, a partagé une partie de son discours matinal avec les journalistes.

« On doit admettre que le Canadien a bien joué, mais on s'est aussi tiré dans le pied hier, a dit l'avocat de formation. Je voulais rappeler aux joueurs la recette qui nous a permis de gagner 50 matchs cette année. »

« Nous avons trouvé une façon de gagner hier et c'est tant mieux. Nous n'avons cependant pas utilisé la bonne recette. Se laisser dominer par l'adversaire n'est jamais une bonne idée. »

Cooper pourrait faire confiance à la même formation pour le match quatre. Cédric Paquette représente encore une fois un cas incertain. Une décision sera prise juste avant le match.

Des fleurs pour Hedman

Le défenseur Victor Hedman a servi la passe parfaite à Tyler Johnson dans les dernières secondes du match. Ce caviar était le dernier d'une série de gestes décisifs du Suédois depuis le début de la série.

« Il dicte souvent la performance globale de notre équipe, affirme Jon Cooper. Il s'impose toujours dans les moments importants. Quand il joue bien, l'équipe joue bien. »

« Hedman possède toutes les qualités qu'un défenseur rêve d'avoir. Il est fort, il patine bien, il a un bon tir et peut appuyer l'attaque et effectuer un repli défensif sur la même séquence. Je suis choyé de pouvoir l'opposer aux meilleurs éléments adverses. »

« Il est bon défensivement, mais il est toujours là quand l'attaque a besoin d'une étincelle », dit Ondrej Palat.

À 24 ans, le Suédois s'impose de plus en plus à la ligne bleue. Tampa a fait un choix judicieux en le repêchant au deuxième rang au total en 2009.