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01/05/2015 05:57 EDT | Actualisé 01/05/2015 05:58 EDT

Une Québécoise en mission au Népal

Langol, petit village en banlieue de Katmandou, a été ravagé par le séisme du week-end. Les dommages et les besoins y sont tels qu'une infirmière québécoise qui voyage régulièrement là-bas a décidé de se rendre sur place pour participer à la reconstruction.

Un texte d'Yvan Côté

L'infirmière Ginette Traversy ne passe pas inaperçue. Avec ses drapeaux et de gigantesques sacs, la Québécoise est en mission. Impossible pour elle de laisser son ami Babu à lui-même. Elle sentait qu'elle devait se rendre à Langol, un village qu'elle visite depuis quatre ans.

« Ça m'a tellement pris de court, explique-t-elle. Je me suis demandé s'ils étaient corrects. On a essayé d'appeler, mais il était impossible d'établir une communication. »

Sur la route, l'angoisse monte. Puis elle arrive finalement à Langol. Babu est sain et sauf, mais le village, lui, est complètement détruit. Seule une maison a tenu le coup lors du tremblement de terre.

« Je m'attendais à des dommages, mais pas de cette ampleur. »

— Ginette Traversy

Tous ici sont abattus, surtout que l'aide n'est jamais arrivée jusqu'à eux. Mais il y a maintenant Ginette Traversy. Son projet est un peu fou, diront certains. Elle a quitté Montréal avec 300 dollars dans ses poches.

Pour l'instant, son impact est significatif à Langol. Elle coordonne les travaux de nettoyage et avec le peu d'argent qu'elle a, elle fait le nécessaire pour que personne ne se blesse dans les décombres. En plus d'acheter des tentes et des médicaments, elle fournit des gants aux travailleurs.

« Ils travaillent dans la brique et ils ont les mains craquelées, explique-t-elle. Certains sont venus me voir pour des blessures qu'ils ne sont pas en mesure de traiter correctement. »

Un village en deuil

À Langol, une fillette de 9 ans est morte écrasée sous les briques, samedi. La mère est inconsolable. Le père, lui, a maintenant des maux d'estomac.

« Le père était désespéré, se souvient Ginette Traversy. Il a essayé de gratter avec ses mains, mais n'a pas réussi à sortir sa fille des décombres. Il est malade et ce n'est pas pour rien. »

Il y a des milliers d'histoires comme la sienne au Népal. Et comme si la situation n'était pas assez compliquée, la période des moussons approche.

Ginette Traversy sait que les tentes ne résisteront pas aux pluies diluviennes. Elle amasse donc des fonds pour accélérer la reconstruction.

« Ce que je fais n'est pas extraordinaire, dit-elle. Je me suis dit que je suis forte et que je peux donner un coup de main. Si le peu que je peux faire aide les gens, tant mieux. »

Ginette Traversy passera encore deux semaines à Langol.

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