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Une centaine de Canadiens sur le point d'être évacués du Népal

C'est avec soulagement, mais aussi avec tristesse, qu'une centaine de Canadiens coincés au Népal depuis le séisme de samedi s'apprêtent à quitter le pays à bord d'un C-17 de l'armée canadienne.

L'appareil militaire, qui transporte des denrées et des équipements destinés aux milliers de Népalais dans le besoin, s'est posé mercredi matin à l'aéroport de Katmandou. Il repartira ensuite vers New Delhi, en Inde, où la centaine de Canadiens qui auront pris place à bord devront se dénicher un vol commercial pour revenir au pays.

La Défense nationale a fait savoir mardi qu'un second C-17 doit se poser à Katmandou jeudi, et qu'il pourra lui aussi évacuer des touristes canadiens.

Quelques Canadiens qui comptent quitter le pays ont confié à notre correspondant Yvan Côté qu'ils sont déchirés à l'idée de quitter le Népal.

« J'ai vraiment beaucoup hésité, et c'est le cœur gros qu'on s'en va », raconte Audrey Claude. « Un côté de nous aurait vraiment beaucoup aimé ça rester ici, sauf que, quand on y pense, on n'a pas de qualifications particulières pour aider dans ce genre de situation là, et on risque peut-être plus de prendre des ressources pour des gens qui en ont besoin. »

« En restant, je suis une bouche de plus à nourrir. C'est de la nourriture qu'un Népalais pourrait avoir », concède également Bianief Tchiloemba.

« Le mieux que je peux faire, c'est juste partir, et peut-être ramasser des fonds et les envoyer ici, être plus utile. »

Le soulagement n'en est pas moins évident. « C'est pas mal le meilleur moyen de sortir pour nous, parce que, quand c'est arrivé, il y a tellement eu un grand nombre de touristes qui se sont lancés dans les aéroports que la plupart des vols sont saturés », explique Pierre-Luc Landry.

On ne sait pas avec exactitude combien de Canadiens ont besoin de l'aide d'Ottawa pour quitter le Népal. Le ministère des Affaires étrangères s'est contenté de dire mardi qu'il était entré en contact avec « une centaine de Canadiens [qui ont] besoin d'assistance ».

Par ailleurs, deux Canadiens dont on était sans nouvelles depuis le séisme, Eric Lauzier et Frederic Giasson, ont pu signifier à leurs proches, au cours des dernières heures, qu'ils étaient sains et saufs .

D'autres Canadiens manquent cependant toujours à l'appel, selon un site du Comité international de la Croix-Rouge. Le ministère des Affaires étrangères, qui est critiqué pour son intervention dans le dossier, ne peut dire non plus combien de Canadiens n'ont pas donné signe de vie depuis le tremblement de terre.

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