NOUVELLES
29/04/2015 10:27 EDT | Actualisé 29/06/2015 01:12 EDT

Thomson Reuters: le dollar fort a pesé sur les résultats du premier trimestre

Le groupe américano-canadien d'informations Thomson Reuters souffre du dollar fort qui a amputé son chiffre d'affaires de 5% au premier trimestre, mais ne l'a pas empêché d'augmenter son bénéfice net.

Les résultats publiés mercredi montrent un bénéfice net en hausse de 8% à 305 millions de dollars. Le bénéfice par action, qui sert de référence à Wall Street, a toutefois manqué d'un cent la prévision moyenne des analystes pour ressortir à 44 cents. Thomson Reuters évalue l'effet négatif du dollar fort à 6 cents par action.

Le chiffre d'affaires a pour sa part reculé de 3% à 3,04 milliards de dollars, un niveau conforme aux attentes. Sans les effets de change défavorables, il aurait progressé de 2%.

"Vu la volatilité accrue constatée récemment sur les marchés des devises, le groupe pense que les changes vont avoir un effet plus élevé que d'ordinaire sur ses résultats en 2015", prévient-il d'ailleurs dans son communiqué.

Il a, malgré tout, confirmé ses prévisions pour l'année, qui prévoient notamment d'enregistrer de la croissance organique pour la première fois depuis 2011. Elle était nulle l'an dernier.

"2015 marque l'année où nous passons de régler des problèmes à exécuter notre stratégie centrée sur le client", a commenté le directeur général, Jim Smith. "C'est l'année où nous commençons à recueillir des bénéfices tangibles de notre dur travail des trois dernières années, en particulier les programmes de simplification dans l'activité financière".

La division financière, qui est la plus grosse du groupe et commercialise notamment les écrans boursiers installés dans les banques et les salles de marché en concurrence de ceux de l'agence Bloomberg, a été la la plus touchée par les milliers de suppressions d'emplois réalisées ces dernières années.

Outre la finance, Thomson Reuters a des branches spécialisées dans les questions fiscales, comptables ou encore de protection intellectuelle. Il est aussi propriétaire de l'agence de presse Reuters News, concurrente de l'AFP, qui ne représente toutefois qu'une petite partie de l'activité: cette division affiche un chiffre d'affaires trimestriel de 74 millions de dollars, en baisse de 6% sur un an.

Thomson Reuters avait annoncé début avril le départ du patron de la branche médias Andrew Rashbass, et M. Smith a indiqué que le groupe recherchait activement à pourvoir le poste, dont l'intérim a été confié au rédacteur en chef de Reuters Stephen Adler.

Interrogé par un analyste sur la part de cette division dans la stratégie et les investissements du groupe, le directeur général a affirmé que "l'offre d'informations est une partie vitale de notre offre de produits, (...) en particulier dans le secteur financier, et nous sommes engagés à continuer à fournir la sorte de journalisme de haute qualité à laquelle nos clients sont habitués".

soe/jld/bdx

THOMSON REUTERS CORPORATION