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29/04/2015 14:29 EDT | Actualisé 29/06/2015 01:12 EDT

Libye: l'émissaire de l'ONU attend des réponses dimanche à un projet d'accord

L'émissaire de l'ONU en Libye Bernardino Leon a indiqué mercredi qu'il attendait d'ici dimanche des réactions de la part des principaux acteurs de la crise libyenne à un projet d'accord présenté par l'ONU.

"Dimanche est la date limite pour avoir leurs commentaires, leurs remarques et nous aurons ensuite une idée plus précise pour le prochain round de négociations", a-t-il déclaré à la presse après avoir été reçu à huis clos par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Les détails du projet, qui a été communiqué aux parties prenantes il y a deux jours, seront peaufinés la semaine prochaine au cours d'une nouvelle session de discussions.

"Il s'agit du projet de texte numéro trois", a souligné M. Leon. "Le projet numéro quatre sera peut-être différent".

Il a reconnu "qu'il est difficile d'être optimiste", soulignant qu'il y avait "dans les deux camps des gens qui essaient de saper le dialogue politique".

Mais il a réaffirmé "qu'il n'y a pas de solution militaire" à ce conflit, ce qui rend une médiation d'autant plus nécessaire. La communauté internationale, a-t-il noté, souhaite avoir un accord de paix en Libye avant le début du Ramadan le 17 juin.

Le projet de l'ONU prévoit des arrangements de sécurité et dessine "une architecture politique" autour d'un gouvernement d'union nationale qui sera "la principale institution du pays".

Pour l'instant, les premières réactions ont été "certaines très bonnes et certaines négatives", a expliqué M. Leon sans donner de détails.

La médiation de l'ONU vise notamment à former un gouvernement d'union nationale et à réunir les deux parlements rivaux en Libye.

M. Leon avait qualifié mi-avril de "grand succès" le deuxième round de négociations à Alger entre représentants des principaux groupes politiques libyens.

Une première rencontre avait eu lieu les 10 et 11 mars à Alger.

En proie à une guerre civile, la Libye compte actuellement deux gouvernements et parlements qui se disputent le pouvoir, l'un à Tripoli sous la coupe de milices, et l'autre dans l'est du pays, reconnu par la communauté internationale.

avz/are