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La communauté internationale s'indigne des huit exécutions en Indonésie

CANBERRA, Australie - La communauté internationale a sévèrement condamné mercredi l'exécution par l'Indonésie de huit hommes, dont sept étrangers, pour trafic de drogue.Faisant fi de la réprobation à l'échelle planétaire, les autorités du pays ont fusillé deux Australiens, quatre Nigérians, un Brésilien et un Indonésien, peu après minuit, mercredi. Elles ont toutefois accordé un sursis de dernière minute à une Philippine, elle aussi condamnée à mort pour des accusations reliées au trafic de drogue.Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme juge sévèrement l'Indonésie. Dans un communiqué, son porte-parole, Rupert Colville, a déclaré qu'il est «impossible de comprendre son refus absolu d'accorder sa clémence pour des crimes moins graves sur son propre sol» alors que l'Indonésie est la première à lancer des appels de clémence lorsqu'un de ses citoyens risque d'être exécuté dans un autre pays.Le premier ministre australien Tony Abbott a annoncé le rappel de l'ambassadeur Paul Grigson de Jakarta, peu avant l'annonce officielle de l'exécution de Myuran Sukumaran et Andrew Chan. C'est la première fois que l'Australie — un pays qui a aboli la peine de mort — agit de la sorte en représailles de l'exécution d'un de ses ressortissants.M. Abbott a dit vouloir respecter la souveraineté de l'Indonésie mais a indiqué que l'Australie ne pouvait agir «comme si rien n'était».Dans un communiqué, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exprimé son «profond regret». Il a demandé au gouvernement indonésien de commuer toutes les condamnations à mort et a réitéré sa conviction selon laquelle la peine de mort n’a pas sa place au XXIe siècle.La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a déclaré que l'exécution d'un deuxième ressortissant de son pays cette année «est un fait grave dans les relations entre les deux pays».Le procureur général de l'Indonésie, Muhammad Prasetyo, a dit ne pas croire que les exécutions nuiront à son pays à l'échelle internationale. Selon lui, les condamnations internationales ne sont qu'une «réaction momentanée».À Manille, le sursis accordé à Mary Jane Fiesta Veloso a été accueilli avec joie. À l'extérieur de l'ambassade d'Indonésie, environ 250 personnes — qui menaient une veillée à la chandelle — ont applaudi en apprenant la nouvelle.Mme Veloso a été épargnée parce que son présumé patron a été arrêté aux Philippines, a affirmé M. Prasetyo. Manille aurait réclamé l'aide de l'Indonésie pour amener la cause devant la justice.

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