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29/04/2015 17:57 EDT | Actualisé 29/06/2015 01:12 EDT

Indonésie: Washington se garde de critiquer l'exécution de condamnés à mort

Les Etats-Unis ont refusé mercredi de critiquer l'exécution par l'Indonésie de huit condamnés à la peine de mort, dont sept étrangers, malgré des protestations internationales et en pleine controverse juridique à Washington sur l'abolition de la peine capitale.

"Nous n'avons pas grand chose à dire d'autre que le fait que nous sommes au courant qu'ils ont exécuté huit ressortissants étrangers (Ndlr: sept étrangers et un Indonésien) condamnés pour trafic de drogue", a sobrement commenté la porte-parole du département d'Etat, Marie Harf.

Elle s'est contentée de souligner qu'"aucun des huit n'était américain".

L'exécution en Indonésie de huit condamnés à la peine de mort mercredi, a provoqué des réactions de colère et d'inquiétude.

L'Australie a rappelé son ambassadeur, tandis qu'un Français et une Philippine sont dans l'incertitude après avoir obtenu un sursis fragile.

Deux Australiens, un Brésilien, quatre Africains et un Indonésien ont été fusillés peu après minuit dans le complexe pénitentiaire de l'île isolée de Nusakambangan, "l'Alcatraz indonésien".

La réaction particulièrement prudente des Etats-Unis, où la peine capitale a été rétablie en 1976, est survenue le jour où la Cour suprême a relancé la controverse pour ou contre l'abolition de la peine de mort, lors d'un vif débat sur la constitutionnalité d'une méthode d'exécution par injection.

En sept ans, la plus haute juridiction américaine n'avait pas abordé la question. Mais le paysage américain a changé: 18 Etats (sur 50) et la capitale fédérale Washington ont aboli la peine de mort sur un total de 29 qui n'y ont plus recours.

nr/gde