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Des propriétaires de garderie au N.-B. déplorent la modification d'un programme de subvention

Des propriétaires de garderies au Nouveau-Brunswick dénoncent la décision du gouvernement libéral de Brian Gallant de réduire la subvention accordée à leur salaire.

Les propriétaires de garderies parlent de compressions de 2,4 millions de dollars dans les services de garde. C'est faux, soutient toutefois le ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance Serge Rousselle.

« Il n'y a pas de compressions du tout dans les services de garderies. Il y a une augmentation de 400 000 $. On ne s'entend peut-être pas sur la façon de distribuer l'argent », explique le ministre Rousselle.

Ces changements touchent exclusivement le salaire des propriétaires de garderies privés et non celui de leur personnel. En proportion, cette réduction du financement provincial représente 5 $ l'heure.

Le ministre précise que l'argent sera redistribué vers les employés et la formation.

Des propriétaires de garderies se sont réunis mardi, à Fredericton, dans le but de former bientôt un front commun dans l'espoir de convaincre le gouvernement de faire volte-face. Certains d'entre eux croient que les parents devront payer davantage si le gouvernement réduit les subventions.

« Ça va ébranler un secteur qui est déjà très fragile. Ça veut dire une augmentation des frais, une perte de qualité. On a déjà décidé dans certains cas de couper les repas chauds. Pour certaines, éventuellement peut-être une fermeture. Si on répond au ministre quand il dit que si ce sont des services à but lucratif, on doit s'organiser pour faire du profit. Bien, ça veut dire des frais de garde plus élevés pour les parents. Lorsqu'on dit qu'on veut créer une province où il fait bon élever une famille, ça va vraiment à l'encontre de ce qu'on pensait que le ministère voulait accomplir en petite enfance », affirme Marjolaine St-Pierre, directrice générale à l'Association soins et petite enfance du Nouveau-Brunswick.

Elki Imbeault, responsable de l'administration de la garderie Roche Papier Ciseaux, à Moncton, ajoute que les garderies ne sont pas à but lucratif.

« Je pense qu'à ce niveau-là, le ministère se trompe. Ils savent concrètement qu'il n'y a pas d'argent à faire en milieu de garde. Les gens qui font ça sont des passionnés. Ils font ça pour leurs enfants et les enfants de notre communauté. Aller dire que c'est à but lucratif... dans ce cas on serait quasiment mieux d'être à but non lucratif et ne pas payer d'impôt. Au niveau d'encadrement qu'il faut pour élever des enfants dans un milieu de garde de qualité, il n'y a pas d'argent à faire, je peux vous l'assurer », souligne M. Imbeault.

Avec les informations d'Émilie Vallières

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