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29/04/2015 12:54 EDT | Actualisé 29/06/2015 01:12 EDT

Chypre, la Grèce et l'Egypte veulent intensifier la lutte contre le "terrorisme"

Chypre et la Grèce ont convenu avec l'Égypte mercredi de la nécessité d'intensifier la coopération dans la lutte contre le "terrorisme" en Méditerranée orientale à l'occasion d'un sommet tripartite.

Le président chypriote, Nicos Anastasiades, son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi et le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, ont pris cet engagement à l'issue de discussions à Nicosie.

Dans une déclaration commune, ils affirment que le "fléau du terrorisme international" menace à présent l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, ainsi que la région du Sahel et l'Afrique sub-saharienne.

"Nous condamnons avec force les actions terroristes et appelons tous les Etats à faire face activement et efficacement à cette menace et à renforcer la coopération en matière de sécurité afin de contrer les groupes extrémistes et dévoiler leurs soutiens politique et financier", ont-ils dits.

Ils ont tous les trois convenu de combattre l'extrémisme violent pour préserver la sécurité en Méditerranée orientale, une région secouée par les conflits.

"Nous sommes encouragés par les récentes victoires des forces irakiennes avec le soutien de la coalition internationale" anti-jihadiste, qui mène des frappes contre les positions du groupe Etat islamique (EI), poursuit le communiqué.

MM. Anastasiades, Tsipras et Sissi ont aussi exprimé leur "soutien au gouvernement légitime du Yémen et à la préservation de son unité et intégrité territoriale".

Ils affirment que le seul moyen d'avancer est de reprendre les négociations sous le parrainage de l'ONU au Yémen, où la progression de rebelles chiites soutenus par l'Iran a poussé le président Abd Rabbo Mansour Hadi à se réfugier en Arabie saoudite, qui a lancé le 26 mars une coalition pour lutter contre la rébellion yéménite.

Leur déclaration soutient également les efforts de l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui entame lundi de nouvelles discussions avec des représentants du régime et de l'opposition pour trouver le moyen de mettre fin à plus de quatre ans d'un conflit dévastateur.

Ils disent encore leur "sérieuse inquiétude face à la détérioration de l'état de la sécurité en Libye", et la menace terroriste grandissante qu'elle représente pour la sécurité et la stabilité des pays voisins.

Les dirigeants de Chypre, de Grèce et d'Egypte ont aussi souligné leur engagement en faveur de la lutte contre le trafic meurtrier de migrants en Méditerranée.

"Nous avons convenu de mobiliser tous nos efforts pour empêcher de nouvelles pertes humaines en mer et s'attaquer aux racines de la tragédie humaine à laquelle nous sommes confrontés", selon leur déclaration.

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