NOUVELLES
29/04/2015 14:28 EDT | Actualisé 29/06/2015 01:12 EDT

Attentat avorté en France: un possible complice inculpé

Un homme soupçonné d'avoir aidé Sid Ahmed Ghlam dans son projet d'attentat avorté contre une église de la région parisienne a été mis en examen (inculpé) mercredi dans l'enquête sur les complicités dont a pu bénéficier le principal suspect.

L'homme âgé de 33 ans, dont le parquet de Paris a requis la détention provisoire, a été mis en examen notamment pour association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes en relation avec une entreprise terroriste, a indiqué le parquet.

Arrêté samedi, il est le premier complice présumé à être mis en examen depuis le placement en détention provisoire vendredi de l'étudiant algérien de 24 ans.

Sid Ahmed Ghlam est soupçonné de l'assassinat d'une femme de 32 ans, Aurélie Châtelain, à Villejuif, près de Paris, et d'un projet d'attentat contre au moins une église de cette même ville.

Des centaines de personnes ont rendu un dernier hommage mercredi à cette jeune femme, mère d'une petite fille de 5 ans.

Deux autres personnes, arrêtées ce week-end, ont été relâchées, sans poursuite à ce stade de l'enquête.

L'homme mis en examen mercredi intéresse les enquêteurs car son ADN a été retrouvé dans un véhicule volé et garé à Aulnay-sous-Bois (banlieue de Paris) où a été entreposé tout ou partie de l'arsenal découvert en possession de Sid Ahmed Ghlam lors de son arrestation le dimanche 19 avril.

Il a aussi été mis en examen pour recel de vol en bande organisée et usage de fausses plaques d'immatriculation en relation avec une entreprise terroriste, a précisé le parquet de Paris.

Son ADN a aussi été retrouvé sur un gilet pare-balles en possession de l'étudiant algérien, selon une source proche de l'enquête. L'homme a déjà été condamné par la justice, mais dans des affaires de droit commun, sans lien avec le terrorisme, a précisé cette source. En conséquence, son ADN était inscrit au Fichier national des empreintes génétiques, ce qui a permis de retrouver sa trace.

Les enquêteurs cherchent à déterminer de quelles complicités a pu bénéficier Sid Ahmed Ghlam qui, pensent-ils, aurait été missionné depuis la Syrie.

Ils s'interrogent aussi sur l'importance et la provenance de l'arsenal retrouvé dans sa voiture et à son domicile.

arb-tu-pta/mw/dac