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Essai de la Mazda3 GT manuelle 2015: pour s'amuser (PHOTOS)

Quelqu’un qui en est à sa première visite au Canada, et particulièrement au Québec, pourrait être porté à croire que la Mazda3 est la voiture la plus abordable au pays, ou même une voiture subventionnée, tellement l’on en voit partout et qu’elle est populaire.

En effet, la première génération de la Mazda3 introduite en 2004 s’est écoulée sans aucune difficulté tandis que la deuxième génération présentée en 2009, avec son large sourire intégré à la calandre, s’est également avérée très populaire.

Maintenant à sa troisième génération, la Mazda3 continue de s’attirer les éloges de la presse spécialisée, mais l’on semble en voir moins sur les routes. Sur papier, les ventes continuent de progresser, mais la Mazda3 peine néanmoins à dépasser le formidable trio formé par la Honda Civic, la Hyundai Elantra et la Toyota Corolla au sommet des ventes de berlines compactes au Canada.

Voilà une réalité qui surprend, car après avoir conduit à maintes reprises la Mazda3 actuelle depuis son lancement en 2014, nous ne pouvons conclure qu’il s’agit sans contredit de la meilleure version de la Mazda3 à ce jour.

Mazda3 GT 2015

Notre dernier modèle d’essai, une Mazda3 GT 2015 équipée d’une boîte de vitesse manuelle à six rapports nouvellement disponible sur cette version, confirme que la gamme 3 n’a rien perdu de son agrément de conduite qui lui a valu autant de compliments par le passé. Mais en plus, la technologie SKYACTIV introduite en 2012 vient corriger une lacune importante de l’ancienne génération en améliorant de façon notable l’économie d’essence.

Mentionnons également que la compacte de Mazda offre un habitacle bien construit et raffiné ainsi qu’une silhouette sportive et élégante qui sera en mesure de soutenir la comparaison dans son segment très longtemps. Ne passons pas trop de temps à discuter du style de la Mazda3 2015, car à la fin tout le monde aura sa propre opinion, mais il faut tout de même souligner que la philosophie de design KODO qui dicte la signature visuelle des modèles Mazda depuis quelques années est difficile à critiquer.

La Mazda3, comme sa grande sœur la Mazda6 et son frère le Mazda CX-5 notamment, présente des lignes fluides et des proportions quasi parfaites. Peu importe l’angle utiliser pour la regarder, la Mazda3 2015 parait bien et aucunement excentrique. Jamais l’on ne se dit qu’un élément de la carrosserie ne fonctionne pas ou s’intègre mal à l’ensemble. Cela s’applique autant à la version berline qu’au modèle Sport à hayon.

Oui, la Mazda3 conserve toutes les propriétés qui ont fait le succès des deux générations précédentes tout en s’améliorant dans l’ensemble. Alors, pourquoi cette incapacité à se dénicher une position dans le top trois des véhicules les plus populaires de son segment?

Nous avons peut-être deux explications. Soit qu’elle est trop chère, ou soit que Mazda fait peur aux consommateurs avec sa technologie SKYACTIV.

SKYACTIV

Introduite sur la génération précédente de la Mazda3 en 2012 et subséquemment ajoutée au nouveau Mazda CX-5 ainsi qu’à la nouvelle génération de la Mazda6, la technologie SKYACTIV fait désormais partie intégrante de la gamme de véhicules Mazda. Elle se retrouvera sur le prochain Mazda CX-3 ainsi que sur les nouvelles Mazda MX-5 et Mazda2, et il n’y a aucune raison de croire que tous les modèles Mazda à venir n'en seront pas équipés également.

Le principe derrière la technologie SKYACTIV est simple. Mazda ne fait pas appel à des moteurs électriques ou hybrides pour aider le propriétaire à économiser de l’essence. Les ingénieurs de Mazda ont plutôt décidé de revoir les composantes clés dans la détermination des performances et de l’économie de carburant d’une voiture comme le moteur, la boîte de transmission, le châssis et la carrosserie. L’idée est qu’en réduisant le poids et en s’assurant que tout fonctionne de façon optimale, l’on peut améliorer les performances d’un véhicule donné tout en réduisant sa consommation d’essence.

Mazda a donc réduit la friction interne du moteur et amélioré le système d’échappement afin de permettre à l’air de circuler plus librement. Le taux de compression du moteur a également été augmenté à 13.0 :1, très élevé pour un moteur de véhicule qui n’est pas exotique, afin de permettre d’extirper plus d’énergie de chaque goutte de carburant.

La carrosserie et le châssis ont également été revus avec comme objectif d’améliorer la rigidité tout en réduisant le poids. Le résultat final est une conduite plus dynamique provenant d’une voiture plus légère.

La réduction de poids est également au cœur des améliorations apportées aux deux boîtes de transmission. La manuelle et l’automatique sont plus compactes et plus légères, et leur module de contrôle a été programmé dans le but d’optimiser le fonctionnement de chacune.

Voilà un survol de la technologie SKYACTIV. Comme l’on peut le constater, Mazda s’est surtout forcé à peaufiner les éléments mécaniques principaux d’une voiture, pas nécessairement de les révolutionner. Cela n’empêche pas qu’à la fin, la consommation de carburant est passablement améliorée comparativement aux moteurs qui équipaient les deux dernières générations de la Mazda3 tandis que les performances sont autant au rendez-vous, sinon plus.

La Mazda3 GT, le summum de la gamme

Pour en revenir à notre modèle d’essai, c’est en changeant nous-mêmes les rapports que nous avons fait connaissance avec la Mazda3 GT. Propulsée par un moteur quatre-cylindres de 2,5 litres développant 184 chevaux et 185 lb-pi de couple, la GT offre 29 chevaux et 35 lb-pi de couple de plus que le moteur 2,0 litres des versions GX et GS.

Initialement offerte uniquement en combinaison avec une boîte automatique à six rapports, la GT peut être équipée d’une manuelle à six rapports depuis l’arrivée de l’édition 2015. La majorité des consommateurs opteront tout de même pour la boîte qui change les rapports pour vous, mais la manuelle sera accueillie à bras ouverts par les acheteurs pour qui l'agrément de conduite rime avec trois pédales.

Peu importe la boîte de transmission qui équipe la Mazda3, il s’agit d’une berline compacte très, mais alors très amusante à conduire. Dès que l’on prend place derrière le volant, l’on se sent à l’aise immédiatement. Comme toute voiture qui met l’agrément de conduite sur sa liste de points positifs, la direction est communicative et répond rapidement tandis que la position de conduite est sans reproche.

Les sièges offrent amplement de support latéral afin de bien maintenir en place le conducteur et ses passagers sur une route sinueuse. Ces mêmes sièges s’avèrent également confortables même après quelques heures sur la route.

L’autre élément intéressant à constater après quelques heures au volant est la consommation. Avec 184 chevaux sous le pied droit, l’on prend plaisir à confirmer que la Mazda3 GT est l’une des voitures les plus puissantes de son segment. Les accélérations et les reprises surprennent pour une voiture de cette catégorie. Malgré tout, notre consommation moyenne après une semaine au volant s’est chiffrée à 7,1 litres aux 100 kilomètres.

Impossible de critiquer l’espace offert aux passagers à l’avant, autant pour la tête que pour les coudes. À l’arrière, comme toute berline compacte, l’espace convient mieux à des enfants qu’à des adultes, la Mazda3 se situant dans la moyenne au niveau du dégagement pour les jambes de ceux et celles assis sur la banquette. Si l’on veut un coffre volumineux, il faudra opter pour la version Sport à hayon alors que la berline, elle, offre 350 litres d’espace de chargement. C’est quelques litres de moins que la Civic ou la Corolla alors que la différence est encore plus notable lorsque l’on compare avec la Jetta, l’Élantra et la Sentra qui offrent tous des coffres dépassant les 400 litres.

Les miroirs latéraux sont imposants et pratiques, et la version GT comme la version GS est offerte avec une caméra de recul. Cela vient minimiser quelque peu la visibilité plus restreinte vers l’arrière de la berline.

En plus de la caméra de recul, la Mazda3 GT 2015 vient équipée de série d’un système de navigation, des phares au bi-xénon, la climatisation à deux zones, les jantes de 18 pouces, une merveilleuse chaine audio Bose à neuf haut-parleurs, un dispositif d’affichage tête-haute baptisé écran de conduite active et le toit ouvrant.

Tout cela s’ajoute au système Bluetooth, au système de démarrage par bouton-poussoir et aux vitres et rétroviseurs électriques qui sont de série sur toutes les versions de la Mazda3 2015.

Ce qui n’est pas inclus dans la version haut de gamme GT est les sièges en cuir qui sont offerts en option au coût de 1 500 $. À ce prix, l’on obtient également le support lombaire intégré à un siège électrique pour le conducteur ainsi que le dispositif HomeLink pour les portes de garage, notamment.

Fait intéressant, la boîte automatique est offerte sans supplément (sur la version GT), mais il faut cocher cette option pour avoir droit d’ajouter l’option du Groupe Technologie qui inclut une panoplie de systèmes de sécurité actifs comme le régulateur de vitesse intelligent, le système de surveillance des angles morts, le système d’avertissement de sortie de voie, la surveillance de circulation arrière transversale, les phares avant adaptatifs (ils tournent afin de suivre la route dans les courbes), et la radio satellite. Et pour avoir ce groupe, il faut ajouter le Groupe de Luxe décrit précédemment.

Même sans tout cela, la Mazda3 GT 2015 exige 25 995 $ avant taxes et préparation. C’est un peu plus que ce qu’il faut dépenser pour une Honda Civic ou une Toyota Corolla, par exemple, à équipement égal. Inversement, dans sa version tout équipée, la Mazda3 en offre plus que ses rivales principales, surtout au niveau de la technologie.

Conclusion

Il faut le dire, aucune autre berline compacte n’est aussi amusante à conduire que la Mazda3. Toutes les versions seront en mesure de vous coller un sourire au visage, mais les performances améliorées de la version GT en raison de sa puissance supérieure ajoutent assurément un petit quelque chose de plus. Mieux encore, l’on n’est pas puni au niveau de l’économie d’essence qui est meilleure que bien des rivales moins sportives.

Il faut cependant s’attendre à dépenser un peu plus. C'est le prix à payer pour s'amuser beaucoup plus.

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